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AccueilJurisprudence administrativeN° 448338

Conseil d'État — Décision N° 448338

mercredi 1 juin 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier448338
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:448338.20220601
TypeOrdonnance
RecoursRectif. d'erreur matérielle
PublicationZ
Formation1ère chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Marseille de prononcer la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2008. Par un jugement n° 1103595 du 12 juillet 2013, le tribunal administratif de Marseille a rejeté cette demande.

Par un arrêt n° 13MA05089 du 11 juin 2015, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par M. B contre ce jugement.

Par une décision n° 392583 du 15 septembre 2017, le Conseil d'Etat statuant au contentieux n'a pas admis le pourvoi en cassation formé par M. B contre cet arrêt.

Par une ordonnance n° 415889 du 30 août 2018, le président de la 9ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat a rejeté le recours en révision formé par M. B contre cette décision.

Par une ordonnance nos 424462, 428739 du 24 juillet 2019, le président de la 8ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat a, d'une part, rayé du registre du secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le recours enregistré sous le n° 428739 et joint les écritures correspondant à ce recours au recours enregistré sous le n° 4244462 et, d'autre part, rejeté le recours en opposition, enregistré sous le n° 424462, formé par M. B contre l'ordonnance du 30 août 2018.

Par une ordonnance n° 436300 du 25 mai 2020, le président de la 10ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat a rejeté le recours en rectification d'erreur matérielle de M. B contre l'ordonnance du 24 juillet 2019 du président de la 8ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat.

Recours en rectification d'erreur matérielle :

Par une requête, enregistrée le 30 août 2020 au secrétariat du contentieux,

M. B demande au Conseil d'Etat de rectifier pour erreur matérielle l'ordonnance

du 25 mai 2020 du président de la 10ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat.

Par une décision du 25 mars 2021, notifiée le 12 avril suivant, le président du bureau d'aide juridictionnelle a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de M. B.

Par une ordonnance du 27 août 2021, notifiée le 31 août suivant, le président de la section du contentieux a confirmé ce refus d'aide juridictionnelle.

Par un courrier du 4 mai 2022, notifié le même jour, la présidente de la 1ère chambre de la section du contentieux a invité M. B à régulariser sa requête.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " () les présidents de chambre () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni audience publique.

2. En vertu de l'article R. 833-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'une décision d'une cour administrative d'appel ou du Conseil d'Etat est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification. / Ce recours doit être présenté dans les mêmes formes que celles dans lesquelles devait être introduite la requête initiale. () ". L'article R. 821-4 du même code dispose que : " Sauf dispositions contraires prévues par le présent chapitre, l'introduction de l'opposition suit les règles relatives à l'introduction de l'instance d'appel ou de cassation prévues aux titres Ier et II du présent livre ". Aux termes de l'article R. 821-3 du même code : " Le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'Etat, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ".

3. Le recours en rectification d'erreur matérielle formé par M. B contre l'ordonnance du 24 juillet 2019 par laquelle le président de la 8ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat a rejeté son recours en opposition devait être présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation en application des dispositions citées au point 2. Le présent recours en rectification d'erreur matérielle formé contre l'ordonnance du 25 mai 2020 par laquelle le président de la 10ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat a rejeté son recours en rectification d'erreur matérielle formé contre l'ordonnance du 24 juillet 2019 doit être présenté dans les mêmes formes que celles dans lesquelles devait être introduit le recours en rectification d'erreur matérielle ayant donné lieu à l'ordonnance contestée. Il doit, par suite, être présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation.

4. M. B n'a pas régularisé sa requête à la suite du rejet de sa demande d'aide juridictionnelle par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 25 mars 2021, notifiée le 12 avril 2021, confirmée par une ordonnance du président de la section du contentieux du 27 août 2021, notifiée 31 août suivant. Il ne l'a pas non plus régularisé à la suite de la demande de régularisation qui lui a été adressée, sur le fondement de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, par un courrier du 4 mai 2022, notifié le même jour, et qui lui impartissait un délai de quinze jours. Dès lors, cette requête n'est pas recevable et doit, par suite, être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Paris, le 1er juin 2022

La présidente :

Gaëlle Dumortier

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le secrétaire du contentieux, par délégation : Hervé Herber

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