mardi 28 décembre 2021
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 448340 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2021:448340.20211228 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP BUK LAMENT - ROBILLOT;SCP PIWNICA, MOLINIE |
Vu les procédures suivantes :
Le préfet de la Gironde a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler le permis de construire délivré le 6 février 2017 par le maire de Lège-Cap Ferret (Gironde) à M. A B pour la démolition d'une maison et la réalisation d'une nouvelle maison sur un terrain situé sur le territoire de la commune. Le préfet a également demandé au tribunal d'annuler la décision du 13 avril 2017 par laquelle le maire a rejeté sa demande tendant au retrait du permis de construire.
Par un jugement n° 1702460 du 9 octobre 2018, le tribunal a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 18BX04220 du 3 novembre 2020, la cour administrative d'appel de Bordeaux a, sur appel du préfet de la Gironde, annulé ce jugement, le permis de construire du 6 février 2017 ainsi que la décision du 13 avril 2017.
Sous le n° 448340, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés le 4 janvier et le 6 avril 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter l'appel du préfet de la Gironde ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Sous le n° 448345, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés le 4 janvier et le 15 mars 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Lège-Cap-Ferret demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter l'appel du préfet de la Gironde ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. François Weil, conseiller d'Etat,
- les conclusions de M. Philippe Ranquet, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Buk, Lament-Robillot, avocat de M. B, et à la SCP Piwnica, Molinié, avocat de la commune de Lège Cap Ferret.
Vu la note en délibéré, enregistrée le 9 décembre 2021, produite sous le
n° 448340 pour M. B ;
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 448340 et n° 448345 sont dirigées contre le même arrêt. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une même décision.
2. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
3. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'il attaque, M. B soutient que la cour administrative d'appel de Bordeaux a :
- commis une erreur de droit et dénaturé des pièces du dossier en considérant que la flèche du Mimbeau ne pouvait être considérée comme un ouvrage naturel stable et pérenne garantissant la protection des terrains soumis au risque d'érosion marine ;
- commis une erreur de droit et dénaturé des pièces du dossier en considérant que les ouvrages de protection, notamment le perré présent sur sa propriété, se trouvaient dans un état préoccupant et ne permettaient pas une protection efficace contre l'érosion ;
- dénaturé des pièces du dossier en considérant que le terrain d'assiette du projet était soumis à un phénomène d'érosion marine ;
- dénaturé des pièces du dossier en jugeant que la mesure de 0,50 cm d'érosion par an, correspondant à un recul de 50 mètres du trait de côte à l'horizon d'un siècle, constituait le scénario le moins défavorable retenu par les études réalisées ;
- commis une erreur de droit en considérant qu'aucun élément du dossier ne permettait d'estimer que le terrain d'assiette du projet et le secteur environnant seraient exempts de tout risque d'effondrement soudain du sol dont la survenance serait de nature à entrainer des conséquences graves pour les vies humaines.
4. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la commune de Lège-Cap-Ferret soutient que la cour administrative d'appel de Bordeaux a :
- insuffisamment motivé sa décision en ne répondant pas au moyen tiré de ce que la demande de permis de construire ne pouvait pas être rejetée sur le fondement des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- commis une erreur de droit et dénaturé des pièces du dossier en jugeant que le tribunal administratif de Bordeaux aurait à tort rejeté le déféré du préfet au motif que la commune aurait commis un erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme en accordant le permis de construire.
5. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission des pourvois.
D E C I D E :
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Article 1er : Les pourvois de M. B et de la commune de Lège-Cap-Ferret ne sont pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B et à la commune de Lège-Cap-Ferret.
Copie en sera adressée au préfet de la Gironde et à la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales.
Conseil d'État — N° 511699
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de la société Virlaud contre l'ordonnance suspendant le permis de construire, faute de moyens sérieux. Les griefs d'insuffisance de motivation et de dénaturation des pièces sont écartés. Cette décision confirme la suspension du permis par le juge des référés.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 509375
Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B... contre l’ordonnance rejetant sa demande de suspension d’une sanction disciplinaire (retrait de licence pour six ans). Aucun moyen soulevé (irrégularité de signature, insuffisance de motivation, erreur sur l’urgence, abus de procédure) n’est jugé sérieux. Cette décision confirme l’irrecevabilité du recours en cassation.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 509528
Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B... contre l’ordonnance du juge des référés, faute de moyen sérieux. Les griefs tirés d’un vice de forme et d’une erreur de droit sur l’aide juridictionnelle provisoire sont écartés. Cette décision confirme le rejet de la demande de suspension du refus de carte de résident.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 508132
Le Conseil d’État rejette le pourvoi de M. A... pour défaut de moyen sérieux. Il estime que les moyens soulevés (erreur de droit, insuffisance de motivation, dénaturation) ne permettent pas l’admission du pourvoi. Cette décision confirme l’ordonnance de la cour administrative d’appel et met fin au litige.
09/04/2026