jeudi 4 août 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 449104 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:449104.20220804 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Rectif. d'erreur matérielle |
| Publication | Z |
| Formation | 1ère chambre |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Marseille de prononcer la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2009 et des pénalités correspondantes. Par une ordonnance n° 1404322 du 13 janvier 2017, le premier vice-président du tribunal administratif de Marseille a rejeté cette demande.
Par une ordonnance n° 17MA00995 du 1er mars 2018, la présidente de la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par M. B contre cette ordonnance.
Par une ordonnance n° 18MA01473 du 21 janvier 2019, la présidente de la 3ème chambre de la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté le recours en rectification d'erreur matérielle formé par M. B contre l'ordonnance du 1er mars 2018.
Par une ordonnance n° 429040 du 30 juillet 2019, le président de la 10ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat n'a pas admis le pourvoi en cassation formé par M. B contre les ordonnances des 21 janvier 2019 et 1er mars 2018 de la présidente de la cour administrative d'appel de Marseille.
Par une ordonnance no 445282 du 15 décembre 2020, le président de la 3ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat a rejeté le recours en rectification d'erreur matérielle formé par M. B contre l'ordonnance du 30 juillet 2019 du président de la 10ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Recours en rectification d'erreur matérielle :
Par une requête et trois nouveaux mémoires, enregistrés les 25 décembre 2020, 20 février, 4 et 5 mai 2021 au secrétariat du contentieux, M. B demande au Conseil d'Etat de rectifier pour erreur matérielle l'ordonnance du 15 décembre 2020 du président de la 3ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Par une décision du 26 mars 2021, notifiée le 22 avril suivant, le président du bureau d'aide juridictionnelle a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de M. B.
Par une ordonnance du 9 juin 2022, notifiée le 16 juin suivant, le président de la section du contentieux a confirmé ce refus d'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " () les présidents de chambre () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni audience publique.
2. En vertu de l'article R. 833-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'une décision d'une cour administrative d'appel ou du Conseil d'Etat est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification. / Ce recours doit être présenté dans les mêmes formes que celles dans lesquelles devait être introduite la requête initiale. () ". Aux termes de l'article R. 821-3 du même code : " Le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'Etat, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ".
3. Le recours en rectification d'erreur matérielle formé par M. B contre l'ordonnance du 30 juillet 2019 par laquelle le président de la 10ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat n'a pas admis son pourvoi devait être présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation en application des dispositions citées au point 2. Le présent recours en rectification d'erreur matérielle formé contre l'ordonnance du 15 décembre 2020 par laquelle le président de la 3ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat a rejeté son recours en rectification d'erreur matérielle formé contre l'ordonnance du 30 juillet 2019 doit être présenté dans les mêmes formes que celles dans lesquelles devait être introduit le recours en rectification d'erreur matérielle ayant donné lieu à l'ordonnance contestée. Il doit, par suite, être présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation.
4. M. B n'a pas régularisé sa requête à la suite du rejet de sa demande d'aide juridictionnelle par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 26 mars 2021, notifiée le 22 avril suivant, confirmée par une ordonnance du président de la section du contentieux du 9 juin 2022, notifiée le 16 juin suivant. Dès lors, cette requête n'est pas recevable et doit, par suite, être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Paris, le 4 août 202La présidente :
Gaëlle Dumortier
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation : Hervé Herber
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02134
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Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02150
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Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03472
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