vendredi 29 juillet 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 460170 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:460170.20220729 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Rectif. d'erreur matérielle |
| Publication | Z |
| Formation | 9ème chambre |
Vu la procédure suivante :
M. A B a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Melun, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner, d'une part, au service des impôts des particuliers de Vincennes, à la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne et à la direction générale des finances publiques, de lui communiquer plusieurs documents relatifs à sa situation fiscale et, d'autre part, à l'administration fiscale de présenter des explications concernant la disparition de documents du compte Particulier ouvert à son nom sur le site impôts.gouv.fr et de mettre à disposition ces documents sur ce compte.
Par une ordonnance n° 1903685 du 23 avril 2019, le juge des référés du tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande.
Par une ordonnance n° 430183 du 24 juillet 2019, le président de la 10ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat n'a pas admis le pourvoi formé par M. B contre cette ordonnance.
Par une ordonnance n° 443965 du 18 décembre 2020, le président de la 2ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat a rejeté la requête présentée par M. B tendant à la révision de cette ordonnance.
Par une ordonnance n° 448461 du 4 novembre 2021, le conseiller d'Etat désigné a rejeté le recours en rectification d'erreur matérielle formé par M. B contre l'ordonnance n° 443965 du 18 décembre 2020.
Par une requête, enregistrée le 3 janvier 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :
1°) de rectifier pour erreur matérielle l'ordonnance n° 448461 du
4 novembre 2021 ;
2°) d'annuler l'ordonnance n° 448461 du 4 novembre 2021 ;
3°) d'annuler l'ordonnance n° 443965 du 18 décembre 2020 ;
4°) d'annuler l'ordonnance n° 430183 du 24 juillet 2019 ;
5°) d'annuler l'ordonnance n° 1903685 du 23 avril 2019 ;
6°) statuant à nouveau sur son pourvoi, de faire droit à ses conclusions.
Par une lettre du 14 janvier 2022, notifiée le même jour,
M. B a été invité à régulariser sa requête dans un délai d'un mois à compter de la réception de cette lettre.
Par une décision du 3 mars 2022, nécessairement notifiée avant le 14 mars 2022, le bureau d'aide juridictionnelle a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de M. B.
Par une ordonnance du 13 mai 2022, notifiée le 16 mai 2022, le président de la section du contentieux a confirmé ce refus d'aide juridictionnelle.
Par une lettre du 12 juillet 2022, notifiée le même jour, M. B a été invité à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours à compter de la réception de cette lettre.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " () les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 432-1 du même code : " La requête et les mémoires des parties doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés par un avocat au Conseil d'Etat ".
2. La requête formée par M. B n'a pas été présentée par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, alors qu'elle est dirigée contre des décisions statuant sur des requêtes qui ne font pas partie de celles que les articles R. 432-2 et suivants du code de justice administrative dispensent de cette obligation.
3. Malgré les demandes de régularisation qui lui ont été adressées en application de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, d'une part, par un courrier du 14 janvier 2022, notifié le même jour et, d'autre part, à la suite du rejet de sa demande d'aide juridictionnelle, par un courrier du 12 juillet 2022, notifié le même jour, M. B n'a pas régularisé sa requête. Dès lors, cette requête n'est pas recevable et ne peut qu'être rejetée.
ORDONNE :
----------------
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances, de la souveraineté industrielle et numérique.
Fait à Paris, le 29 juillet 202La conseillère d'Etat désignée : Anne Egerszegi
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405746
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, visant à annuler le refus de délivrance d'un visa de court séjour en France. Le tribunal a jugé que la décision explicite de rejet du 12 février 2024, dûment motivée, s'était substituée à la décision implicite initialement contestée, rendant irrecevable le moyen tiré de l'insuffisance de motivation. Il a estimé que l'administration avait légalement justifié son refus en relevant un risque de non-retour au pays d'origine, au regard notamment des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407604
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'une décision implicite de rejet d'un visa de regroupement familial pour un enfant. Le juge a estimé que l'autorité consulaire était fondée à refuser le visa en raison du défaut d'authenticité des actes d'état civil produits, un motif relevant de l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 434-1, L. 434-2 et D. 312-8-1.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408427
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête d'un ressortissant marocain visant l'annulation du rejet implicite de son recours contre le refus d'un visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. Le tribunal estime que l'administration consulaire était fondée à refuser le visa en raison d'un risque avéré de détournement de son objet, motif qu'elle a pu retenir indépendamment de la détention d'une autorisation de travail. La décision s'appuie sur les articles L. 312-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 5221-2 du code du travail.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408682
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de visa de court séjour pour visite familiale. La juridiction a jugé que l'administration avait légalement fondé son refus sur l'absence de preuve de moyens de subsistance suffisants pour le séjour et le retour, le requérant ne contestant pas ce motif et ne justifiant pas de ressources adéquates. La décision s'appuie sur les dispositions du code frontières Schengen (règlement UE 2016/399) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
08/04/2026