mercredi 24 août 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 462754 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:462754.20220824 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Rectif. d'erreur matérielle |
| Publication | Z |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SARL CABINET BRIARD |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Le syndicat national de l'orthopédie française a demandé au Conseil d'Etat, sous le n° 446506, d'annuler pour excès de pouvoir la décision par laquelle le ministre des solidarités et de la santé a implicitement rejeté sa demande d'abrogation de l'article 1er de l'arrêté du 3 décembre 2015 relatif à la délivrance des orthèses de série par les orthoprothésistes, les podo-orthésistes et les orthopédistes-orthésistes et d'enjoindre à ce ministre d'abroger cet article en tant qu'il ne prévoit pas que les orthoprothésistes, les podo-orthésistes et les orthopédistes-orthésistes disposent d'une compétence exclusive pour la délivrance des orthèses de série.
Le syndicat national de l'orthopédie française a demandé au Conseil d'Etat, sous le n° 466510, d'annuler pour excès de pouvoir la décision par laquelle le directeur général de la caisse nationale de l'assurance maladie a rejeté sa demande d'abrogation du " moratoire " en vertu duquel les caisses d'assurance maladie remboursent les orthèses de série délivrées par des professionnels ne remplissant pas les conditions légales auxquelles cette délivrance est subordonnée, ainsi que ce " moratoire ", et d'enjoindre au directeur général de la caisse nationale de l'assurance maladie de mettre fin sans délai à ce " moratoire ".
Par une décision nos 446506, 446510 du 14 mars 2022, le Conseil d'Etat a, à l'article 2, annulé la décision implicite par laquelle le directeur général de la Caisse nationale de l'assurance maladie a refusé de prendre toute mesure ou décision de nature à faire cesser les remboursements des prothèses délivrées par des professionnels n'étant pas habilités à les délivrer, à l'article 3, enjoint au directeur général de la Caisse nationale de l'assurance maladie de prendre toute mesure ou décision de nature à faire cesser les remboursements des prothèses délivrées par des professionnels n'étant pas habilités à les délivrer dans un délai de quatre mois à compter de la notification de cette décision.
Par une ordonnance nos 446506, 446510 du 8 avril 2022, le président de la section du contentieux Conseil d'Etat a rectifié l'erreur matérielle dont étaient entachés les articles 2 et 3 du dispositif de la décision nos 446506, 446510 du 14 mars 2022, en remplaçant le mot " prothèses " par le mot " orthèses ".
Recours en rectification d'erreur matérielle :
Par une requête, enregistrée le 29 mars 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le syndicat national de l'orthopédie française, représenté par la SARL Cabinet Briard, demande au Conseil d'Etat de rectifier pour erreur matérielle les articles 2 et 3 du dispositif de la décision nos 446506, 446510 du 14 mars 2022, en remplaçant le mot " prothèses " par le mot du mot " orthèses ".
Par un mémoire, enregistré le 4 mai 2022, le syndicat national de l'orthopédie française déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 122-12 du code de justice administrative dispose qu'au Conseil d'Etat : " () les présidents de chambre () peuvent, par ordonnance : / 1° donner acte des désistements ". Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni audience publique.
2. Le désistement du syndicat national de l'orthopédie française de sa requête est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance du syndicat national de l'orthopédie française.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat national de l'orthopédie française.
Fait à Paris, le 24 août 202La présidente :
Gaëlle Dumortier
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation : Hervé Herber
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02134
08/04/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02150
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08/04/2026