jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 466326 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:466326.20230316 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Recours en révision |
| Publication | Z |
| Formation | 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
M. A B a demandé au tribunal des pensions militaires d'invalidité près le tribunal de grande instance de Strasbourg d'annuler la décision du 23 novembre 2009 par laquelle le ministre des armées a refusé de réviser sa pension militaire d'invalidité.
Par un jugement n° 10/00009 du 21 mai 2013, le tribunal des pensions militaires a annulé la décision de rejet du 23 novembre 2009, a requalifié la première infirmité pensionnée, a fixé le taux d'invalidité s'attachant à cette infirmité à 55% avec effet au 23 novembre 2009 et a reconnu une infirmité nouvelle générant un taux d'invalidité de 15% et ouvrant droit à pension avec effet au 23 novembre 2009.
Par un jugement du 15 juillet 2013, le tribunal des pensions militaires a ordonné la rectification matérielle affectant le dispositif du jugement du 21 mai 2013, en ce que la date du 7 mars 2008 doit être substituée à celle du 23 novembre 2009 s'agissant de la prise d'effet des droits à pension supplémentaires reconnus à M. B.
Par une ordonnance n° 400341 du 7 juin 2016, le Conseil d'État, en application des dispositions du titre V du livre VII du code de justice administrative, a transmis à la cour régionale des pensions de Colmar l'appel formé par M. B contre les jugements des 21 mai et 15 juillet 2013.
Par un arrêt n° 17/0002 du 22 juin 2017, la cour régionale des pensions près la cour d'appel de Colmar a rejeté l'appel formé par M. B contre ces jugements.
Par une ordonnance n° 451049 du 19 avril 2022, le président de la 6ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat n'a pas admis le pourvoi formé par M. B contre cet arrêt.
Par une requête, enregistrée le 2 août 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat de réviser cette ordonnance.
Par une lettre du 4 octobre 2022, notifiée le 5 octobre 2022, M. B a été invité à régulariser son pourvoi dans un délai de quinze jours à compter de la réception de cette lettre.
Par une décision du 16 novembre 2022, notifiée le 19 novembre 2022, le bureau d'aide juridictionnelle a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de M. B.
Par une ordonnance du 26 janvier 2023, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a rejeté le recours formé contre ce refus d'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du 4° de l'article R. 122-12 du même code : " Le président de la section du contentieux et les présidents de chambre peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Aux termes de l'article R. 834-3 du code de justice administrative : " Le recours en révision est présenté par le ministère d'un avocat au Conseil d'État, même si la décision attaquée est intervenue sur un pourvoi pour la présentation duquel ce ministère n'est pas obligatoire ". Selon l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser (). La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ". L'introduction d'une demande d'aide juridictionnelle dans le délai de demande de régularisation a pour effet d'interrompre ce délai.
3. La requête de M. B tend à la révision d'une ordonnance du président de la 6ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat. Une telle requête doit, en vertu de l'article R. 834-3 du code de justice administrative, être présentée par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation. Or, la requête de M. B, dont la demande d'aide juridictionnelle a été rejetée, n'a pas été présentée par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, en dépit de la demande de régularisation dans un délai de quinze jours, tel que prorogé par la demande d'aide juridictionnelle, qui lui a été adressée par lettre du 4 octobre 2022, notifiée le 5 octobre 2022. Dès lors, cette requête n'est pas recevable et ne peut qu'être rejetée en application du 4° de l'article R. 122-12 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Paris, le 16 mars 2023
Signé : N. BOULOUIS
La République mande et ordonne au ministre des armées, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502339
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SA Montpellier Rugby Club visant à obtenir la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2022 à 2024. Le tribunal a jugé que le club disposait bien, pour les besoins de son activité professionnelle, du contrôle et de l'utilisation matérielle du stade Yves du Manoir, mis à sa disposition par la métropole via des conventions d'occupation. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles 1467 et 1467 A du code général des impôts définissant l'assiette de la CFE.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506327
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'absence d'information sur le recours suspensif lors de la notification était sans effet sur la légalité de l'acte, et que l'exclusion du pays de renvoi à un État de l'espace Schengen ne constituait pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant, qui séjournait irrégulièrement. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301139
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête d'un agent du département de la Manche contestant son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment en écartant l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration malgré l'admission ultérieure de l'agent à la retraite pour invalidité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité d'office (articles L. 822-1, L. 514-4 et L. 826-1).
08/04/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400190
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation de deux titres de perception émis contre une enseignante contractuelle pour recouvrer des indus de rémunération. Le tribunal a jugé que les titres étaient réguliers en la forme et que la créance n'était pas prescrite, notamment au regard des dispositions de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000. Il a également estimé que le versement d'un demi-traitement pendant l'instruction d'une demande de retraite pour invalidité ne constituait pas un droit acquis.
08/04/2026