mercredi 1 février 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 468892 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:468892.20230201 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Rectif. d'erreur matérielle |
| Publication | Z |
| Formation | 9ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Versailles, d'une part, d'annuler la décision du 20 avril 2015 par laquelle l'adjointe au chef du bureau du dialogue social des affaires disciplinaires et médicales de la préfecture de police a refusé de reconnaitre l'imputabilité au service de ses arrêts de maladie, et d'autre part, d'enjoindre à l'administration de reconnaitre l'imputabilité au service des conséquences de son agression. Par un jugement n°1504534 du 3 avril 2018, le tribunal administratif a rejeté sa demande.
Par un arrêt n°18VE01960 du 8 avril 2021, la cour administrative d'appel de Versailles a rejeté l'appel formé par Mme B contre ce jugement.
Par une ordonnance n° 464347 du 15 septembre 2022, le président de la 5ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat a rejeté le pourvoi formé par Mme B contre cet arrêt, faute d'avoir été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation.
Par une requête, enregistrée le 14 novembre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B demande au Conseil d'Etat de rectifier pour erreur matérielle cette ordonnance.
Par une décision n° 2204349 du 5 décembre 2022, notifiée le 9 décembre 2022, le bureau d'aide juridictionnelle a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de Mme B.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 833-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'une décision d'une cour administrative d'appel ou du Conseil d'Etat est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification. Ce recours doit être présenté dans les mêmes formes que celles dans lesquelles devait être introduite la requête initiale () ".
2. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ". Aux termes de l'article R. 432-1 du même code : " La requête et les mémoires des parties doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés par un avocat au Conseil d'Etat ".
3. Le recours en rectification d'erreur matérielle formé par Mme B tend à la rectification pour erreur matérielle de l'ordonnance du 15 septembre 2022 du président de la 5ème chambre de la section du contentieux. Aucun texte ne dispense une telle requête de l'obligation du ministère d'avocat. Faute d'avoir été présentée par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, en dépit de la demande de régularisation adressée à la requérante, cette requête n'est pas recevable et ne peut, dès lors qu'être rejetée.
ORDONNE :
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Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Paris, le 1er février 2023
La présidente : Anne Egerszegi
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405746
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, visant à annuler le refus de délivrance d'un visa de court séjour en France. Le tribunal a jugé que la décision explicite de rejet du 12 février 2024, dûment motivée, s'était substituée à la décision implicite initialement contestée, rendant irrecevable le moyen tiré de l'insuffisance de motivation. Il a estimé que l'administration avait légalement justifié son refus en relevant un risque de non-retour au pays d'origine, au regard notamment des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407604
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'une décision implicite de rejet d'un visa de regroupement familial pour un enfant. Le juge a estimé que l'autorité consulaire était fondée à refuser le visa en raison du défaut d'authenticité des actes d'état civil produits, un motif relevant de l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 434-1, L. 434-2 et D. 312-8-1.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408427
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête d'un ressortissant marocain visant l'annulation du rejet implicite de son recours contre le refus d'un visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. Le tribunal estime que l'administration consulaire était fondée à refuser le visa en raison d'un risque avéré de détournement de son objet, motif qu'elle a pu retenir indépendamment de la détention d'une autorisation de travail. La décision s'appuie sur les articles L. 312-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 5221-2 du code du travail.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408682
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de visa de court séjour pour visite familiale. La juridiction a jugé que l'administration avait légalement fondé son refus sur l'absence de preuve de moyens de subsistance suffisants pour le séjour et le retour, le requérant ne contestant pas ce motif et ne justifiant pas de ressources adéquates. La décision s'appuie sur les dispositions du code frontières Schengen (règlement UE 2016/399) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
08/04/2026