Conseil d'État — Décision N° 474256

vendredi 7 juillet 2023

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier474256
ECLIECLI:FR:CESEC:2023:474256.20230707
TypeOrdonnance
PublicationZ
FormationSection du Contentieux

Résumé IA

**Sujet principal** : Irrecevabilité d'une requête en annulation d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) pour défaut de régularisation. **Juridiction** : Conseil d'État (Section du Contentieux, formation d'ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable, l'auteur n'ayant pas fourni la décision attaquée malgré une mise en demeure. **Textes appliqués** : Articles R. 351-4 et R. 122-12 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes irrecevables non régularisées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 mai 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B A demande au Conseil d'Etat d'annuler la décision par laquelle l'obligeant à quitter le territoire français.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative, notamment ses articles R. 351-4 et R. 122-12 ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 351-4 du code de justice administrative : " Lorsque tout ou partie des conclusions dont est saisi un tribunal administratif, une cour administrative d'appel ou le Conseil d'Etat relève de la compétence d'une juridiction administrative, le tribunal administratif, la cour administrative d'appel ou le Conseil d'Etat, selon le cas, est compétent, nonobstant les règles de répartition des compétences entre juridictions administratives, pour rejeter les conclusions entachées d'une irrecevabilité manifeste insusceptible d'être couverte en cours instance ou pour constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur tout ou partie des conclusions () ".

2. Aux termes de l'article R. 122-12 du même code : " Le président de la section du contentieux, les présidents de chambre () peuvent, par ordonnance () 4°) Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été invité le 2 juin 2023 à régulariser sa requête en adressant au Conseil d'Etat la décision attaquée. Faute qu'il ait été procédé à la régularisation requise dans le délai imparti, la requête de M. A est irrecevable et doit, par suite, être rejetée, en application de l'article R. 122-12 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Paris, le 7 juillet 2023

Signé : Christophe CHANTEPY

Pour expédition conforme,

la secrétaire du contentieux

Valérie VELLA