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AccueilJurisprudence administrativeN° 476248

Conseil d'État — Décision N° 476248

vendredi 16 février 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier476248
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:476248.20240216
TypeDécision
PublicationD
Formation10ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP SPINOSI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La société Autosprinter Marseille a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 6 octobre 2020 par lequel le maire de Marseille a retiré le permis de construire relatif à la construction d'une concession automobile tacitement délivré le 25 novembre 2019, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux. Par une ordonnance n° 2102891 du 9 avril 2021, la présidente de la 4ème chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande sur le fondement des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Par un arrêt n° 21MA01707 du 25 mai 2023, la cour administrative d'appel de Marseille a annulé cette ordonnance.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire enregistrés les 24 juillet et 24 octobre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'État, la commune de Marseille demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt ;

2°) de mettre à la charge de la société Autosprinter Marseille la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Jean de L'Hermite, conseiller d'Etat,

- les conclusions de M. Laurent Domingo, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à Maître Haas, avocat de la commune de Marseille ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la commune de Marseille soutient que la cour administrative d'appel de Marseille l'a entaché d'erreur de droit en jugeant, pour retenir que le retrait du permis de construire, notifié le 9 octobre 2020, était tardif, que le permis tacite était né le 8 juillet 2020 alors qu'elle avait constaté que le délai d'instruction de ce permis expirait ce même jour.

3. Ce moyen n'est pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

---------------

Article 1er : Le pourvoi de la commune de Marseille n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Marseille.

Copie en sera adressée à la société Autosprinter Marseille.

Délibéré à l'issue de la séance du 1er février 2024 où siégeaient : M. Olivier Yeznikian, conseiller d'Etat, présidant ; Mme Rozen Noguellou, conseillère d'Etat et M. Jean de L'Hermite, conseiller d'Etat-rapporteur.

Rendu le 16 février 2024.

Le président :

Signé : M. Olivier Yeznikian

Le rapporteur :

Signé : M. Jean de L'Hermite

La secrétaire :

Signé : Mme Sylvie Leporcq

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