jeudi 22 février 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 476473 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:476473.20240222 |
| Type | Décision |
| Recours | Contentieux des pensions |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP BOUCARD-MAMAN |
Vu la procédure suivante :
M. A B a demandé au tribunal administratif d'Orléans d'annuler la décision du 25 septembre 2020 par laquelle la ministre des armées a rejeté sa demande tendant à la prise en compte de bonifications pour service aérien dans le calcul de sa pension de retraite ainsi que le titre de pension arrêté au 17 août 2020 qui lui a été notifié et à ce qu'il soit enjoint à l'Etat de procéder à un nouveau calcul des bases de liquidation de sa pension militaire de retraite en prenant en compte l'ensemble des bonifications au titre des services aériens, soit 3 ans, 1 mois et 19 jours.
Par un jugement n° 2004256 du 11 mai 2023, le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 31 juillet et 31 octobre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté du 30 juin 1971 relatif aux conditions d'exécution pour les personnels civils et militaires des services aériens, sous-marins ou subaquatiques commandes et calcul des bonifications correspondantes ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Alexandre Adam, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Marc Pichon de Vendeuil, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Boucard-Maman, avocat de M. B ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'il attaque, M. B soutient que le tribunal administratif d'Orléans a :
- commis une erreur de droit, méconnu les règles gouvernant la charge de la preuve et ses pouvoirs d'instruction, et méconnu la portée de ses écritures en écartant son moyen tiré de ce que la décision du 25 septembre 2020 en litige ne comportait pas les nom et prénom de son signataire ;
- statué au terme d'une procédure irrégulière en méconnaissant le principe du contradictoire en procédant à une substitution de base légale et de motifs sans le mettre à même de présenter préalablement ses observations ;
- insuffisamment motivé son jugement en s'abstenant de se prononcer sur son moyen tiré de ce qu'il ne pouvait être regardé comme un passager au sens du dernier alinéa du 1° du I de l'article R. 20 du code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- commis une erreur de droit, une erreur de qualification juridique des faits ou a, à tout le moins, dénaturé les faits de l'espèce, en jugeant qu'il ne pouvait prétendre aux bonifications sollicitées au motif qu'il avait la qualité de passager au sens de ces mêmes dispositions.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée au ministre des armées.