vendredi 16 février 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 476718 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:476718.20240216 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | 10ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL LE PRADO – GILBERT |
Vu la procédure suivante :
M. et Mme E, M. et Mme C, M. et Mme A, Mme D et M. et Mme F ont demandé au tribunal administratif de Rennes d'annuler pour excès de pouvoir, d'une part, l'arrêté du 10 mars 2021 par lequel le maire de Saint-Malo a délivré à la société Pierre Promotion un permis de construire pour la réalisation d'un immeuble de dix-huit logements et, d'autre part, la décision du 15 juillet 2021 rejetant leur recours gracieux. Par un jugement n° 2104191 du 27 juin 2022, le tribunal administratif de Rennes a rejeté leur demande.
Par un arrêt n° 22NT02574 du 30 mai 2023, la cour administrative d'appel de Nantes a rejeté l'appel formé par M. et Mme E et autres contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 31 juillet et 31 octobre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. et Mme E, M. et Mme C demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge de la société Pierre Promotion et de la commune de Saint-Malo la somme de 4 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Jean de L'Hermite, conseiller d'Etat,
- les conclusions de M. Laurent Domingo, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Le Prado - Gilbert, avocat de M. et Mme E et de M. et Mme C ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes qu'ils attaquent, M. et Mme E et autres soutiennent qu'il est entaché :
- d'erreur de droit et de dénaturation des faits et pièces du dossier en ce qu'il juge, pour l'application des règles de hauteur, que le bâtiment contigu au projet était un garage alors qu'il devait être regardé comme un magasin de tapisserie ;
- de dénaturation des faits et pièces du dossier en ce qu'il juge que le secteur d'implantation du projet ne présentait pas une unité ou un intérêt architectural significatif.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. et Mme E et autres est rejeté.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. et Mme B E, premiers dénommés pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressée à la commune de Saint-Malo et à la société Pierre Promotion.