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AccueilJurisprudence administrativeN° 488235

Conseil d'État — Décision N° 488235

mercredi 24 juillet 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier488235
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:488235.20240724
TypeDécision
RecoursContentieux des pensions
PublicationD
Formation4ème chambre jugeant seule
Avocat requérantCARBONNIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Mme A B a demandé au tribunal administratif de Lyon, d'une part, d'annuler la décision du 18 janvier 2021 par laquelle le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) agissant en qualité de gestionnaire de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL), a fixé à 10% le taux de la rente d'invalidité afférente aux séquelles imputables aux maladies contractées en service, d'autre part, de fixer ses taux d'invalidité à 25% pour l'asthme, 15% pour la tachycardie et 15% pour les troubles anxiodépressifs, et, subsidiairement, d'ordonner une expertise aux fins d'apprécier les maladies imputables au service et leur taux. Par un jugement n° 2105290 du 24 février 2023, le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande.

Par une ordonnance n° 23LY01342 du 12 septembre 2023, enregistrée le 13 septembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le président de la cour administrative d'appel de Lyon a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré le 19 avril 2023 au greffe de cette cour, présenté par Mme B.

Par ce pourvoi et un nouveau mémoire, enregistré le 16 janvier 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande ;

3°) de mettre à la charge de la Caisse des dépôts et consignations la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n° 2001-99 du 31 janvier 2001 ;

- le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Camille Belloc, auditrice,

- les conclusions de M. Jean-François de Montgolfier, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à Me Carbonnier, avocat de Mme B ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation du jugement du tribunal administratif de Lyon qu'elle attaque, Mme B soutient qu'il est entaché :

- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il retient qu'elle ne produit aucune prescription médicale justifiant de la poursuite des traitements au-delà de 2016 ;

- d'erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il retient qu'elle ne justifie pas de la survenance de nombreuses crises d'asthme par mois malgré un traitement de fond ;

- d'inexacte qualification juridique des faits en ce qu'il estime que la dépression réactionnelle avec tachycardie dont elle souffre ne constitue pas une maladie professionnelle et ne résulte pas d'évènements d'ordre psychique consistant en une rupture brutale dans le cours normal des évènements.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de Mme B n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme A B.

Copie en sera adressée à la Caisse des dépôts et consignations.

Délibéré à l'issue de la séance du 10 juillet 2024 où siégeaient : Mme Maud Vialettes, présidente de chambre, présidant ; Mme Catherine Brouard-Gallet, conseillère d'Etat en service extraordinaire et Mme Camille Belloc, auditrice-rapporteure.

Rendu le 24 juillet 2024.

La présidente :

Signé : Mme Maud Vialettes

La rapporteure :

Signé : Mme Camille Belloc

Le secrétaire :

Signé : M. Jean-Marie Baune

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