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AccueilJurisprudence administrativeN° 489350

Conseil d'État — Décision N° 489350

jeudi 30 mai 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier489350
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:489350.20240530
TypeDécision
PublicationD
Formation6ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP GUÉRIN - GOUGEON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. B A a demandé au tribunal administratif de Bordeaux, d'une part, d'annuler pour excès de pouvoir la décision de la responsable de l'unité de formation des surveillants de l'Ecole nationale d'administration pénitentiaire (ENAP) du 16 janvier 2019 le plaçant en congé exceptionnel et de condamner l'Etat à lui verser la somme de 36 136, 40 euros à titre de dommages et intérêts, d'autre part, d'annuler pour excès de pouvoir la décision de la directrice de la formation de l'ENAP du 4 septembre 2019 aménageant son poste de travail conformément aux prescriptions du médecin de prévention et, enfin, d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté de la garde des sceaux, ministre de la justice du 26 février 2020 le licenciant pour insuffisance professionnelle.

Par un jugement nos 2001157, 2002060, 2002875, 2006113 du 12 juillet 2021, le tribunal administratif a, d'une part, annulé les décisions des 16 janvier 2019 et 4 septembre 2019 et, d'autre part, rejeté le surplus des conclusions de sa demande.

Par un arrêt n° 21BX03457 du 7 novembre 2023, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel formé par M. A contre ce jugement en tant qu'il rejette sa demande d'annulation de l'arrêté de la garde des sceaux du 26 février 2020.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 10 novembre 2023 et 9 février 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros à verser à la SCP Guérin-Gougeon au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 94-874 du 7 octobre 1994 ;

- le décret n° 2006-441 du 14 avril 2006 ;

- l'arrêté du 26 octobre 2018 de la garde des sceaux, ministre de la justice et du ministre de l'action et des comptes publics portant organisation de la formation statutaire des surveillants relevant du corps d'encadrement et d'application du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Cédric Fraisseix, maître des requêtes en service extraordinaire,

- les conclusions de M. Nicolas Agnoux, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Guérin - Gougeon, avocat de M. A ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux qu'il attaque, M. A soutient qu'il est entaché :

- d'une erreur de droit en ce qu'il juge que l'interdiction de licencier un fonctionnaire stagiaire pour insuffisance professionnelle avant l'accomplissement de la moitié de la durée normale du stage posée par l'article 7 du décret du 7 octobre 1994 n'a pas été méconnue au motif qu'il avait la qualité d'élève surveillant et non de surveillant stagiaire ;

- d'une dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il juge que la décision de licenciement litigieuse est suffisamment motivée ;

- d'une dénaturation des pièces du dossier et d'une insuffisance de motivation en ce qu'il juge que le requérant a été mis à même de consulter son dossier ;

- d'une erreur de droit en ce qu'il juge que la circonstance que la commission d'aptitude professionnelle s'est réunie sans que le requérant soit présent n'est pas, en elle-même, de nature à entacher la procédure d'irrégularité ;

- d'une dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il juge que c'est à bon droit que l'autorité administrative a estimé que le requérant n'était pas apte à exercer le métier de surveillant pénitentiaire.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée au garde des sceaux, ministre de la justice.

Délibéré à l'issue de la séance du 2 mai 2024 où siégeaient : Mme Isabelle de Silva, présidente de chambre, présidant ; M. Cyril Roger-Lacan, conseiller d'Etat et M. Cédric Fraisseix, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.

Rendu le 30 mai 2024.

La présidente :

Signé : Mme Isabelle de Silva

Le rapporteur :

Signé : M. Cédric Fraisseix

La secrétaire :

Signé : Mme Angélique Rajaonarivelo

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