mardi 25 juin 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 490862 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:490862.20240625 |
| Type | Décision |
| Recours | Contentieux des pensions |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER |
Vu la procédure suivante :
Mme B A a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler la décision par laquelle la Banque de France a décidé sa mise à la retraite à compter du 1er juin 2020 ainsi que la décision rejetant son recours gracieux du 9 juillet 2020. Par un jugement n° 2013845 du 18 juillet 2022, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 23PA00257 du 12 janvier 2024, enregistré le même jour au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la cour administrative d'appel de Paris a transmis au Conseil d'Etat, le pourvoi, enregistré le 19 janvier 2023 au greffe de cette cour, présenté par Mme A.
Par ce pourvoi et par un nouveau mémoire, enregistré le 19 avril 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme A demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler le jugement du 18 juillet 2022 du tribunal administratif de Paris ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande et d'enjoindre à la Banque de France de la réintégrer dans ses fonctions et de reconstituer sa carrière sous astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la Banque de France la somme de 3 500 euros à verser à son avocat, le cabinet Munier-Apaire, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le décret n° 2007-262 du 27 février 2007 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Alexandre Denieul, auditeur,
- les conclusions de M. Marc Pichon de Vendeuil, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, au cabinet Munier-Apaire, avocat de Mme A ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'elle attaque, Mme A soutient que le tribunal administratif de Paris a :
- commis une erreur de droit et insuffisamment motivé son jugement en jugeant que les circonstances tirées de ce qu'elle était en arrêt maladie et sous traitements médicamenteux lors de sa demande de mise à la retraite étaient sans incidence sur la légalité de la décision attaquée qui l'a mise à la retraite à sa demande ;
- insuffisamment motivé son jugement en s'abstenant de répondre à son moyen opérant tiré de ce que l'état psychique dans lequel elle se trouvait au moment de sa demande de mise à la retraite ne lui permettait pas d'apprécier la portée de cette demande ;
- commis une erreur de droit et insuffisamment motivé son jugement en se bornant à relever qu'elle avait demandé à être mise à la retraite et était alors âgée de plus de 62 ans, sans vérifier ni rechercher si elle avait effectivement cessé son activité.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de Mme A n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme B A.
Copie en sera adressée à la Banque de France.