mercredi 3 juillet 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 491234 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:491234.20240703 |
| Type | Décision |
| Recours | Contentieux des pensions |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
Vu la procédure suivante :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler l'arrêté du 20 septembre 2021 portant titre de pension en tant qu'il n'intègre pas, dans le calcul de ses droits le paiement complémentaire de la surcote et, en cas de rejet, de condamner le ministre de l'économie et des finances à lui verser la somme de 24 000 euros au titre des préjudices patrimoniaux liés au manque d'accompagnement, aux tergiversations et aux lenteurs administratives dans le traitement de son dossier, de mettre à la charge du ministre la somme de 500 euros au vu de la longueur de la procédure et de saisir le Conseil constitutionnel et/ou le Conseil d'Etat afin de se prononcer sur la méthode de calcul, notamment de la surcote, d'une pension d'invalidité.
Par un jugement n° 2106446 du 1er décembre 2023, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 26 janvier et 26 avril 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Céline Boniface, maîtresse des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Nicolas Labrune, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Poupet et Kacenelenbogen, avocat de M. A ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'il attaque, M. A soutient que le tribunal administratif de Montpellier a :
- insuffisamment motivé son jugement et commis une erreur de droit en jugeant que les dispositions des articles L. 28 et L. 30 ter du code des pensions civiles et militaires de retraite s'opposaient à ce que le cumul de sa pension avec majoration pour trimestres supplémentaires et de sa rente viagère d'invalidité puisse dépasser le montant brut de son dernier traitement d'activité ;
- commis une erreur de droit et insuffisamment motivé son jugement en jugeant que la règle de plafonnement issue des dispositions de l'article 30 ter du code des pensions civiles et militaires de retraite appliquée à un fonctionnaire bénéficiant de la rente viagère d'invalidité et de la majoration pour trimestres supplémentaires n'instituait pas une différence de traitement entre fonctionnaires pensionnés invalides selon qu'ils bénéficient ou non de cette majoration, en méconnaissance des stipulations des articles 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 1er du premier protocole additionnel à cette convention.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.