lundi 16 décembre 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 494268 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:494268.20241216 |
| Type | Décision |
| Recours | Contentieux des pensions |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | CABINET ROUSSEAU, TAPIE |
Vu la procédure suivante :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Bordeaux, en premier lieu, d'annuler, à titre principal, la décision implicite de rejet de son recours gracieux tendant à l'abrogation de son brevet de pension, en raison du défaut de prise en compte de la prime de rendement d'ouvrier de l'Etat au taux réglementaire maximum de 32 % et la régularisation de sa situation ou, à titre subsidiaire, la décision du 1er mai 2014 par laquelle il a été informé de son droit d'option, en deuxième lieu, de condamner l'Etat à lui allouer une indemnité de 144 826 euros, arrêtée au 31 mai 2021, à actualiser et, en troisième lieu, d'enjoindre au ministre des armées de recalculer sa pension en prenant en compte la prime de rendement d'ouvrier de l'Etat au taux réglementaire maximum de 32% dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et de la lui servir rétroactivement à sa date de radiation des cadres.
Par un jugement n° 2104224 du 14 mars 2024, le tribunal a rejeté cette demande.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 15 mai et 16 août 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et son premier protocole additionnel ;
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 49-1097 du 2 août 1949 ;
- la loi n° 59-1479 du 28 décembre 1959 ;
- la loi n° 77-574 du 7 juin 1977 ;
- le décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Céline Boniface, maîtresse des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Nicolas Labrune, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, au Cabinet Rousseau, Tapie, avocat de M. A ;
Vu la note en délibéré, enregistrée le 21 novembre 2024, présentée par M. A ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'il attaque, M. A soutient que le tribunal administratif de Bordeaux a :
- commis une erreur de droit en jugeant que les dispositions de l'article 22 de la loi du 2 août 1949 portant réforme du régime des pensions des personnels de l'Etat avaient été abrogées par l'article 22 de la loi du 7 juin 1977 portant diverses dispositions d'ordre économique et financier modifiant l'article L. 55 du code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- commis une erreur de droit en jugeant que les dispositions de l'article L. 242-4 du code des relations entre le public et l'administration n'étaient pas applicables en matière de pension ;
- commis une erreur de droit en écartant les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 1er du premier protocole additionnel à cette convention ;
- commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en refusant d'indemniser les préjudices financiers, le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence qu'il invoquait au motif qu'il n'aurait pas apporté d'éléments suffisants pour établir la réalité de ces chefs de préjudice ;
- dénaturé les écritures du ministre de la défense en relevant qu'il avait opposé la prescription quadriennale à ses conclusions indemnitaires tendant au paiement d'une somme correspondant au montant de la revalorisation de sa pension.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée à la Caisse des dépôts et consignation et au ministre des armées et des anciens combattants.