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AccueilJurisprudence administrativeN° 506784

Conseil d'État — Décision N° 506784

vendredi 27 février 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier506784
ECLIECLI:FR:CECHS:2026:506784.20260227
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation10ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSAS HANNOTIN AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. B... A... a demandé à la Cour nationale du droit d’asile d’annuler la décision du 12 septembre 2024 par laquelle le directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande d’asile, et de lui reconnaître la qualité de réfugié ou, à défaut, de lui accorder le bénéfice de la protection subsidiaire.

Par une décision n° 24041338 du 21 mars 2025, la Cour nationale du droit d’asile a rejeté sa demande.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 30 juillet et 30 octobre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... demande au Conseil d'Etat :

1°) d’annuler cette décision ;

2°) réglant l’affaire au fond, faire droit à sa demande ;

3°) de mettre à la charge de l’OFPRA la somme de 3 000 euros à verser à la SAS Hannotin Avocats, son avocat, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991.



Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967, relatifs au statut des réfugiés ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Isabelle Lemesle, conseillère d'Etat,

- les conclusions de M. Frédéric Puigserver, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SAS Hannotin Avocats, avocat de M. A... ;





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation de la décision de la Cour nationale du droit d’asile qu’il attaque, M. A... soutient qu’elle est entachée :

- d’erreur de droit, en ce qu’elle procède à un examen unique des conditions d’octroi du statut de réfugié et du bénéfice de la protection subsidiaire ;
- d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier, en ce qu’elle se borne à examiner la vraisemblance de son récit eu égard aux craintes personnelles et individuelles sans prendre en considération le risque de persécution lié à son appartenance à un groupe social ;
- d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier, en ce qu’elle juge qu’il ne pouvait bénéficier de la protection subsidiaire sans apprécier la situation sécuritaire dans la région de Goma dans le Nord-Kivu, dont il est originaire.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.




D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. A... n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera adressée à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides.
Délibéré à l'issue de la séance du 22 janvier 2026 où siégeaient : M. Bertrand Dacosta, président de chambre, présidant ; Mme Rozen Noguellou, conseillère d'Etat et Mme Isabelle Lemesle, conseillère d'Etat-rapporteure.

Rendu le 27 février 2026.

Le président :
Signé : M. Bertrand Dacosta

La rapporteure :
Signé : Mme Isabelle Lemesle

La secrétaire :
Signé : Mme Sylvie Leporcq



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