LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 507570

Conseil d'État — Décision N° 507570

jeudi 9 avril 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier507570
ECLIECLI:FR:CECHS:2026:507570.20260409
TypeDécision
PublicationD
Formation2ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSAS BUK LAMENT, ROBILLOT

Résumé IA

Le Conseil d'État a rejeté le pourvoi de M. et Mme D... contre le jugement du tribunal administratif de Nantes, au motif qu'aucun des moyens soulevés n'était sérieux. Cette décision confirme la légalité du permis de construire délivré à la société Kaufman & Broad pour dix-huit logements à Guérande. Elle rappelle que le pourvoi en cassation est soumis à une procédure d'admission stricte.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. C... D... et Mme B... D... ont demandé au tribunal administratif de Nantes d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 28 février 2024 par lequel le 1er adjoint au maire de Guérande (Loire-Atlantique) a délivré un permis de construire à la société Kaufman & Broad Nantes en vue de la construction de dix-huit logements, répartis en six maisons individuelles et deux immeubles collectifs de six logements chacun, ainsi que la décision de rejet de leur recours gracieux du 14 juin 2024. Par un jugement n° 2411879 du 24 juin 2024, le tribunal administratif a rejeté leur demande.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 25 août et 26 novembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. et Mme D... demandent au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à leurs demandes ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Guérande et de la société Kaufman & Broad Nantes la somme de 3 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’environnement ;
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Pierra Mery, maîtresse des requêtes en service extraordinaire,


- les conclusions de Mme Dorothée Pradines, rapporteure publique ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à Me Bardoul, avocat de Mme D... et de M. D... ;





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation du jugement qu’ils attaquent, M. et Mme D... soutiennent qu’il est entaché :
- d’insuffisance de motivation et d’erreur de droit, ou à tout le moins de dénaturation des pièces du dossier, en retenant que le moyen tiré de l’incompétence du premier adjoint pour signer l’arrêté litigieux manquait en fait au motif que les mentions de la délégation que lui avait consentie le maire attestaient du caractère exécutoire de celle-ci ;
- d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en retenant que les insuffisances du dossier de demande du permis de construire litigieux n’étaient pas de nature à fausser l’appréciation portée par l’autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable ;
- d’insuffisance de motivation, d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en retenant que le projet ne devait pas être soumis à une évaluation environnementale et en écartant le moyen tiré de ce que le dossier aurait dû comporter une étude d’impact ;
- d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en retenant que le projet était compatible avec l’orientation d’aménagement et de programmation instituée sur le terrain d’assiette et que celui-ci était ouvert à l’urbanisation ;
- d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en écartant comme inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 1 UAB 2.1. du règlement du plan local d’urbanisme relatif aux règles de retrait minimal des bâtiments ;
- d’insuffisance de motivation, d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en écartant le moyen tiré d’une méconnaissance des règles régissant l’angle de pente de la toiture ;
- d’insuffisance de motivation, d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en écartant le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 121-13 du code de l’urbanisme relatif à l’extension limitée de l’urbanisation à proximité du rivage ;
- d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en écartant le moyen tiré de ce que le projet serait de nature à porter atteinte à la sécurité publique au sens de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.





D E C I D E :
--------------


Article 1er : Le pourvoi de M. D... et Mme D... n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. C... D... et à Mme B... D....
Copie en sera adressée à la commune de Guérande et à la société Kaufman & Broad Nantes.




Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509363

Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B... contre l’ordonnance rejetant sa demande d’hébergement d’urgence et d’allocation pour demandeur d’asile. Le moyen unique de dénaturation, tiré de l’absence d’urgence particulière, est jugé insuffisant pour permettre l’admission. Cette décision confirme le rejet de la requête en référé-liberté.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 508975

Le Conseil d'État annule l'ordonnance du juge des référés pour erreur de droit, au motif qu'il a écarté l'urgence en se fondant sur la couverture existante par d'autres opérateurs, sans tenir compte de l'intérêt public à la couverture mobile. La portée de cette décision est de rappeler que l'urgence en référé suspension pour un projet de téléphonie mobile s'apprécie au regard de l'intérêt public national, et non de la seule situation locale.

09/04/2026

← Retour aux décisions