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AccueilJurisprudence administrativeN° 509331

Conseil d'État — Décision N° 509331

mardi 31 mars 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier509331
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationZ
Formation9ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Paris prononcer la décharge de la cotisation de taxe d’habitation à laquelle il a été assujetti au titre de l’année 2023 dans les rôles de la Ville de Paris. Par une ordonnance n° 2527126 du 17 octobre 2025, la vice-présidente de la 1ère section de ce tribunal a rejeté sa demande.

Par une ordonnance n° 25PA05109 du 29 octobre 2025, la présidente de la cour administrative d’appel de Paris a transmis au Conseil d’Etat, en application de l’article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré au greffe de cette cour le 20 octobre 2025, formé par M. B... contre cette ordonnance.

Par ce pourvoi, M. B... demande au Conseil d'Etat :

1°) d’annuler l’ordonnance du 17 octobre 2025 ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à sa demande.

Par une lettre du 12 novembre 2025, notifiée le même jour, M. B... a été invité à régulariser son pourvoi dans le délai d’un mois.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ». Aux termes du troisième alinéa de l’article R. 822-5 du même code : « Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d’avocat (…), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l’admettre ».

2. Aux termes de l’article R. 821-3 du code de justice administrative : « Le ministère d’un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l’introduction, devant le Conseil d’Etat, des recours en cassation, à l’exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. (...) La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ».


3. Le pourvoi de M. B..., qui n’est pas au nombre de ceux que l’article R. 821-3 du code de justice administrative dispense de l’obligation de ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation malgré la demande de régularisation qui lui a été adressée. Par suite, ce pourvoi n’est pas recevable et ne peut, dès lors, être admis.


ORDONNE :
----------------


Article 1er : Le pourvoi de M B... n’est pas admis.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée au ministre de l’action et des comptes publics.



Fait à Paris, le 31 mars 2026

La présidente : Anne Egerszegi


La République mande et ordonne au ministre de l’action et des comptes publics, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



Pour expédition conforme,


Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :


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