LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-1903408

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-1903408

mardi 8 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-1903408
TypeDécision
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantFIORENTINO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 15 juillet 2019 et le 23 juin 2021, M. B A et Mme H G, représentés par Me Brogini, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler la décision du 18 janvier 2019 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a délivré à M. F une autorisation de défrichement pour la parcelle n° F 323/672 située sur la commune de Bar-sur-Loup et dont il est propriétaire, ensemble la décision de rejet implicite de leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 6 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la décision attaquée est entachée d'un vice d'incompétence ;

- elle est contraire au plan de prévention des risques de mouvements de terrain de la commune de Bar-sur-Loup ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 341-5 du code forestier et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 113-2 du code de l'urbanisme ;

- elle a été prise sur la base de documents erronés ;

- elle n'a pas été affichée quinze jours avant le début des travaux de défrichement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2021, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 25 septembre 2019, M. F, représenté par Me Fiorentino, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 2 juin 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 24 juin 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code forestier ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Duroux, conseillère,

- les conclusions de Mme Moutry, rapporteure publique,

- et les observations de Me Grech, représentant les requérants, Me Fiorentino représentant M. F et de M. D'Amico, représentant le préfet des Alpes-Maritimes.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 28 janvier 2019, le préfet des Alpes-Maritimes a autorisé le défrichement sur la parcelle n° F 323/672 appartenant à M. F située sur la commune de Bar-sur-Loup en vue de la construction d'une villa. Par la présente requête, M. A et Mme G demandent au tribunal d'annuler cette décision d'autorisation de défrichement, ensemble la décision rejetant implicitement leur recours gracieux.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

1.

2. En premier lieu, par un arrêté préfectoral n° 2018-616 du 12 septembre 2018 portant subdélégation de signature et de représentation aux cadres de la direction départementale des territoires et de la mer des Alpes-Maritimes et par un arrêté préfectoral

n° 2018-459 du 3 juillet 2018 portant délégation de signature, régulièrement publiés respectivement au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture des Alpes-Maritimes n° 161.2018 du 13 septembre 2018 et n° 116.2018 du 3 juillet 2018, M. D E, adjoint au chef du service eau, agriculture, forêt, espace naturels, a reçu délégation à l'effet de signer notamment les décisions relatives à " toute procédure des défrichements ". Par suite, le moyen tiré du vice d'incompétence manque en fait et doit donc être écarté.

3. En deuxième lieu, il ressort du plan de prévention des risques de mouvements de terrain de la commune de Bar-sur-Loup, que dans les zones de danger modéré, appelées zones bleus, exposées aux risques de glissements et de reptation, ce qui est le cas de la parcelle cadastrée F 323/672 concernée par l'autorisation de défrichement en litige, est interdite " toute action dont l'ampleur est susceptible de déstabiliser le sol : déboisement, excavation, remblai, ".

4. Il ressort des pièces du dossier que pour soutenir que l'opération de défrichement entrainerait un bouleversement du massif forestier, les requérants invoquent la suppression de trois oliviers multi-centenaires et de nombreux arbres fruitiers. Toutefois, ces arbres ne se situent pas sur la parcelle F 323/672 qui fait l'objet de l'autorisation de défrichement litigieuse. Par ailleurs, les requérants n'établissent pas que l'abattage d'un arbre situé au droit d'une source d'eau serait de nature à déstabiliser le sol. De même, en se bornant à soutenir que des mouvements de terre importants seraient causés par le volume réel des remblais et des excavations nécessaires aux constructions envisagées, les requérants n'établissent pas que l'action de défrichement serait susceptible de déstabiliser le sol. Enfin, à supposer que des arbres situés sur le domaine public communal ont été abattus, cette circonstance est sans influence sur la conformité de la décision attaquée au regard du plan de prévention des risques de mouvements de terrain. Dans ces circonstances, les requérants n'établissent pas que l'opération de défrichement serait d'une ampleur telle qu'elle serait susceptible de déstabiliser le sol. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait contraire au plan de prévention des risques de mouvements de terrain de la commune de Bar-sur-Loup doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 341-5 du code forestier : " L'autorisation de défrichement peut être refusée lorsque la conservation des bois et forêts ou des massifs qu'ils complètent, ou le maintien de la destination forestière des sols, est reconnu nécessaire à une ou plusieurs des fonctions suivantes : / 1° Au maintien des terres sur les montagnes ou sur les pentes ; / 3° A l'existence des sources, cours d'eau et zones humides, et plus généralement à la qualité des eaux ; / 6° A la salubrité publique ; / 9° A la protection des personnes et des biens et de l'ensemble forestier dans le ressort duquel ils sont situés contre les risques naturels, notamment les incendies et les avalanches. ".

6. Il ressort des pièces du dossier, en particulier de l'étude géologique, que si la parcelle cadastrée F 323/672 concernée par l'autorisation de défrichement présente une pente moyenne, aucun indice d'un mouvement de terrain de grande ampleur n'a été relevé lors de la visite sur place. Il ressort également du plan de prévention des risques de mouvements de terrain de la commune que la parcelle est classée en zone de danger modéré (zone bleu) pour les risques de glissements et de reptation. Par ailleurs, si les requérants mentionnent la présence d'une source d'eau et d'un ruisseau à proximité immédiate de la parcelle, ils ne démontrent pas que l'opération de défrichement aurait des conséquences sur leur existence. En outre, la circonstance que le système d'irrigation envisagé par le projet de construction serait insuffisant et non-conforme est sans influence sur la légalité de la décision attaquée. Dès lors, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la décision attaquée serait contraire l'article L. 341-5 du code forestier. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation doit également être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 113-1 du code de l'urbanisme : " Les plans locaux d'urbanisme peuvent classer comme espaces boisés, les bois, forêts, parcs à conserver, à protéger ou à créer, qu'ils relèvent ou non du régime forestier, enclos ou non, attenant ou non à des habitations. Ce classement peut s'appliquer également à des arbres isolés, des haies ou réseaux de haies ou des plantations d'alignements. ". Aux termes de l'article L. 113-2 du même code : " Le classement interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. / Nonobstant toutes dispositions contraires, il entraîne le rejet de plein droit de la demande d'autorisation de défrichement prévue au chapitre Ier du titre IV du livre III du code forestier. / Il est fait exception à ces interdictions pour l'exploitation des produits minéraux importants pour l'économie nationale ou régionale, et dont les gisements ont fait l'objet d'une reconnaissance par un plan d'occupation des sols rendu public ou approuvé avant le 10 juillet 1973 ou par le document d'urbanisme en tenant lieu approuvé avant la même date. Dans ce cas, l'autorisation ne peut être accordée que si le pétitionnaire s'engage préalablement à réaménager le site exploité et si les conséquences de l'exploitation, au vu de l'étude d'impact, ne sont pas dommageables pour l'environnement. Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions d'application du présent alinéa. / La délibération prescrivant l'élaboration d'un plan local d'urbanisme peut soumettre à déclaration préalable, sur tout ou partie du territoire couvert par ce plan, les coupes ou abattages d'arbres isolés, de haies ou réseaux de haies et de plantations d'alignement. ".

8. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la zone de défrichement se situerait au sein d'un espace boisé classé, contrairement à ce que les requérants allèguent. Au surplus, le plan local d'urbanisme de la commune de Bar-sur-Loup, dont se prévaut les requérants, n'a été approuvé que le 26 septembre 2019, soit postérieurement à la date de la décision attaquée.

9. En cinquième lieu, les requérants ne peuvent pas utilement se prévaloir du fait que l'autorisation de défrichement a été délivrée sur la base d'un plan de masse erroné dès lors que ce document ne figure pas dans la liste des pièces à joindre à la demande d'autorisation de défrichement prévue par l'article R. 341-1 du code forestier. Le moyen sera donc écarté comme inopérant.

10. En sixième et dernier lieu, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir de la circonstance, au demeurant non établie, que l'autorisation de défrichement n'a pas été affichée quinze jours avant le début des travaux de défrichement.

11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge des requérants la somme de 1 000 euros à verser à M. F au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A et Mme G est rejetée.

Article 2 : M. A et Mme G verseront à M. F la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 CJA sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Mme H G, à M. C F et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.

Délibéré après l'audience du 18 octobre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Pascal, président,

Mme Duroux, conseillère,

Mme Chaumont, conseillère,

assistés de Mme Gialis, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 novembre 2022.

La rapporteure,

signé

G. DUROUX

Le président,

signé

F.PASCALLa greffière,

signé

E. GIALIS

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef

Ou par délégation, le greffier

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302927

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... A... visant à engager la responsabilité de la commune d'Aubagne, de GRDF et de la société SOBECA suite à un accident de motocyclette. Le tribunal a jugé la requête irrecevable à l'encontre de la commune et de SOBECA pour défaut de demande indemnitaire préalable obligatoire, et a estimé que les conditions de la responsabilité de GRDF, en tant que maître d'ouvrage, n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les règles de procédure administrative contentieuse, notamment l'exigence d'une demande préalable.

07/04/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303832

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du département des Bouches-du-Rhône refusant le versement d'une subvention pour l'achat d'un véhicule électrique à M. C... B... La juridiction a retenu que le refus était insuffisamment motivé, car il ne comportait pas la référence à la base légale ou réglementaire appliquée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la demande du requérant dans un délai de trois mois.

07/04/2026

TA13

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308520

**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral refusant une autorisation de défrichement pour un projet de lotissement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Urban Foncier et confirme le refus de défrichement. Il écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'irrégularité de la procédure, et estime que le préfet a légalement justifié son refus au regard des risques d'incendie. **Textes appliqués** : Les articles L. 341-1, L. 341-3 et L. 341-5 (notamment son 9°) du code forestier, relatifs à la définition du défrichement, son autorisation préalable et les motifs de refus pour la protection contre les risques naturels comme les incendies.

07/04/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309108

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de propriétaires visant à faire déplacer des armoires de fibre optique d'Orange et à obtenir des indemnités. La juridiction a jugé que le préjudice allégué (gêne d'accès au garage) ne constituait pas un dommage anormal et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute du gestionnaire d'un ouvrage public. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité publique pour dommages de travaux publics.

07/04/2026

← Retour aux décisions