LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2203740

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2203740

mardi 18 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2203740
TypeDécision
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSCP BERLINER DUTERTRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 juillet 2022, la société civile immobilière (ci-après désignée " la Sci Veridian "), représentée par Me Lacrouts, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 30 mai 2022 par lequel le maire de Villefranche-sur-Mer a refusé de délivrer le permis de construire sollicité par la requérante en vue de la démolition de la tonnelle existante et la création d'une dépendance en contrebas d'une villa existante sise 23 avenue de la Barmassa à Villefranche-sur-Mer ;

2°) d'enjoindre à la commune de Villefranche-sur-Mer de délivrer le permis de construire demandé comportant la démolition de la tonnelle existante ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Villefranche-sur-Mer une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué procède d'une interprétation erronée des dispositions de l'article 17.1.1 des dispositions générales du plan local d'urbanisme métropolitain en considérant que le balcon prévu à la construction serait constitutif d'une urbanisation de nature à porter atteinte à un élément de paysage ;

- il doit être annulé par la voie de l'exception dès lors qu'il méconnaît les dispositions de l'article 17.1.1 des dispositions générales du plan local d'urbanisme métropolitain, ainsi que celles de l'article L 151-23 du code de l'urbanisme relatives à la protection environnementale et aux éléments de paysage à protéger ;

- il méconnait les dispositions de l'article 1.1.3 du secteur UDg du plan local d'urbanisme qui prohibe l'installation d'exploitations agricole ou forestière nouvelles ;

- il est entaché d'un erreur d'appréciation en considérant que le carrelage retenu pour le projet n'est pas conforme à la colorimétrie du cahier des prescriptions architecturales et méconnait les dispositions de l'article A 423-3 du code de l'urbanisme.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 juin 2023, la commune de Villefranche-sur-Mer, représentée par Me Jacquemin conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la société requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- il n'y a plus lieu de statuer dès lors que, par un arrêté du 8 décembre 2022, la commune de Villefranche-sur-Mer a retiré l'arrêté litigieux et accordé le permis de construire sollicité.

- les moyens soulevés par la Sci Veridian ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 29 février 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 27 mars 2024 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Sandjo, conseillère

- les conclusions de Mme Moutry, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Le 10 novembre 2021, la Sci Veridian a déposé une demande portant sur une autorisation de démolir une tonnelle et un permis de construire ayant pour objet la création d'une dépendance sur les parcelles cadastrées section AR n°47, 328 et 329, situées 23 avenue de la Barmassa à Villefranche-sur-Mer. Par un arrêté du 30 mai 2022, le maire de Villefranche-sur-mer a refusé le permis ainsi sollicité. La Sci Véridian demande l'annulation de cet arrêté.

Sur le non-lieu à statuer : :

2. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 8 décembre 2022, soit postérieurement à l'introduction de la requête, la commune de Villefranche-sur-mer a retiré l'arrêté attaqué du 30 mai 2022, et accordé à la société requérante le permis de construire sollicité avec autorisation de procéder aux démolitions souhaitées, lequel est devenu définitif. Dans ces conditions, la commune de Villefranche-sur-Mer est fondée à soutenir que les conclusions de la Sci Veridian tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 mai 2022 sont désormais dépourvues d'objet. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de cet arrêté doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

3. Dès lors que, comme il a été dit au point précédent, le maire de Villefranche-sur-Mer a délivré le permis de construire valant permis de démolir sollicité, le présent jugement n'implique aucune nouvelle mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la Sci Veridian, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la commune de Villefranche-sur-Mer au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

5. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Villefranche-sur-Mer une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la Sci Veridian et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la Sci Veridian tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 mai 2022.

Article 2 : La commune de Villefranche-sur-Mer versera à la Sci Veridian une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière Veridian et à la commune de Villefranche-sur-Mer.

Délibéré après l'audience du 25 février 2025, à laquelle siégeaient :

M. d'Izarn de Villefort, président,

Mme Duroux, première conseillère,

Mme Sandjo, conseillère,

assistés de Mme Bertolotti, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 mars 2025.

La rapporteure,

signé

G. SANDJO

Le président,

signé

P. d'IZARN de VILLEFORTLa greffière,

signé

C. BERTOLOTTI

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302927

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... A... visant à engager la responsabilité de la commune d'Aubagne, de GRDF et de la société SOBECA suite à un accident de motocyclette. Le tribunal a jugé la requête irrecevable à l'encontre de la commune et de SOBECA pour défaut de demande indemnitaire préalable obligatoire, et a estimé que les conditions de la responsabilité de GRDF, en tant que maître d'ouvrage, n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les règles de procédure administrative contentieuse, notamment l'exigence d'une demande préalable.

07/04/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303832

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du département des Bouches-du-Rhône refusant le versement d'une subvention pour l'achat d'un véhicule électrique à M. C... B... La juridiction a retenu que le refus était insuffisamment motivé, car il ne comportait pas la référence à la base légale ou réglementaire appliquée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la demande du requérant dans un délai de trois mois.

07/04/2026

TA13

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308520

**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral refusant une autorisation de défrichement pour un projet de lotissement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Urban Foncier et confirme le refus de défrichement. Il écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'irrégularité de la procédure, et estime que le préfet a légalement justifié son refus au regard des risques d'incendie. **Textes appliqués** : Les articles L. 341-1, L. 341-3 et L. 341-5 (notamment son 9°) du code forestier, relatifs à la définition du défrichement, son autorisation préalable et les motifs de refus pour la protection contre les risques naturels comme les incendies.

07/04/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309108

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de propriétaires visant à faire déplacer des armoires de fibre optique d'Orange et à obtenir des indemnités. La juridiction a jugé que le préjudice allégué (gêne d'accès au garage) ne constituait pas un dommage anormal et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute du gestionnaire d'un ouvrage public. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité publique pour dommages de travaux publics.

07/04/2026

← Retour aux décisions