jeudi 20 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2300010 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Avocat requérant | DELAGE - DAN - LARRIBEAU - RENAUDOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 janvier 2023, Mme B A et la mutuelle assurance des instituteurs de France (MAIF) en sa qualité d'assureur de Mme A, et prise en la personne de son directeur général, représentées par Me Collet, demandent au tribunal :
1°) de condamner le département des Alpes-Maritimes à verser à Mme A la somme de 20 342,50 euros à titre de réparation du préjudice qu'elle a subi à la suite de l'accident consécutif à l'agression dont elle a été victime le 4 mars 2018 de la part d'un mineur faisant l'objet d'un placement judiciaire auprès du département ;
2°) de condamner le département des Alpes-Maritimes à verser à la MAIF, subrogée dans les droits de Mme A la somme de 4 672,76 euros au titre de l'indemnisation pour perte de gains professionnels, sommes assorties des intérêts au taux légal à compter de la date d'introduction devant le tribunal de la présente requête, et de la capitalisation de ces intérêts ;
3°) de mettre à la charge du département des Alpes-Maritimes la somme globale de 2 000 euros à verser aux requérantes, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, outre les entiers dépens comprenant les frais d'expertise judiciaire exposés.
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 26 mars 2023, Mme A et la MAIF concluent aux mêmes fins que dans leur mémoire introductif d'instance mais demandent au tribunal à ce que la somme à verser à Mme A à titre de réparation du préjudice subi à soit portée à 25 050 euros, se décomposant ainsi :
- Déficit fonctionnel temporaire : 2 720 euros
- Aide humaine : 1 280 euros ;
- Souffrances endurées : 8 000 euros
- Préjudice esthétique temporaire : 1 000 euros ;
- Déficit fonctionnel permanent : 11 000 euros ;
- Préjudice esthétique : 7 000 euros ;
- Frais de kinésithérapie 350 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 novembre 2024, le département des Alpes-Maritimes conclut à ce que le tribunal le mette purement et simplement hors de cause dès lors que le sinistre étant survenu dans le cadre des fonctions de Mme A au sein du foyer de l'enfance, constituant ainsi un accident de service dont la prise en charge relève de ce dernier.
Par un mémoire, enregistré le 11 mars 2025, Mme A et la MAIF ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. Par un mémoire, enregistré le 11 mars 2025, Mme A et son assureur, la mutuelle assurance des instituteurs de France (MAIF) ont déclaré se désister l'ensemble des conclusions de leur requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A et la mutuelle assurance des instituteurs de France
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à la mutuelle assurance des instituteurs de France (MAIF), à la caisse primaire d'assurance maladie du Var, au département des Alpes-Maritimes et au foyer de l'enfance des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée à la caisse primaire d'assurance maladie des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 20 mars 2025.
Le président de la 6ème chambre,
signé
P. SOLI La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier.