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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2404215

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2404215

mercredi 26 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2404215
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C, qui contestait un arrêté du maire d'Antibes imposant le port constant de la muselière à son chien. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme C n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation qui lui avait été adressée. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 juillet 2024, Mme C doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du maire d'Antibes en date du 12 juillet 2024 prescrivant le port constant de la muselière de son chien.

Elle soutient que l'arrêté attaqué ne se fonde sur aucun témoignage de l'altercation ; il est injuste et disproportionné alors qu'elle fait l'objet d'un harcèlement moral de la part de Mme A.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " " Les présidents de () formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. D'autre part, en premier lieu, aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative: " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. / () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code: " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () ".

3. En dépit de la demande de régularisation dont elle a accusé réception le 31 juillet 2024, Mme C n'a toutefois pas, dans le délai d'un mois qui lui était imparti, procédé à la régularisation de sa requête en l'assortissant de la décision attaquée requise par les dispositions de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Dans ces conditions, la requête de Mme C est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée par application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C.

Fait à Nice, le 26 mars 2025.

Le président de la 4ème chambre,

Signé

A. Myara

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation le greffier.

N°2404215

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