mercredi 23 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2405255 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat Mme SORIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 septembre 2024, Mme B C doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 9 septembre 2024 par laquelle le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a rejeté sa demande de fonds de solidarité pour le logement (FSL) - Maintien dans le logement.
Elle soutient que ses ressources ont baissé en 2024, qu'elle souffre d'une affection, longue durée et qu'elle est dans une situation financière précaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 décembre 2024, le département des Alpes-Maritimes, représenté par le président du conseil départemental en exercice, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement ;
- le décret n° 2005-212 du 2 mars 2005 relatif aux fonds de solidarité pour le logement ;
- le règlement intérieur du fonds de solidarité pour le logement (FSL) du 23 mai 2022 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Sorin, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Sorin ;
- et les observations de M. A, représentant le département des Alpes-Maritimes.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C a sollicité auprès du fonds de solidarité pour le logement du département des Alpes-Maritimes une aide financière destinée à régler des factures. Par une décision du 9 septembre 2024, le département des Alpes-Maritimes a rejeté sa demande. Mme C doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler cette décision.
2. Aux termes des dispositions du deuxième alinéa de l'article 1er de la loi du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement : " () Toute personne ou famille éprouvant des difficultés particulières, en raison notamment de l'inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d'existence, a droit à une aide de la collectivité, dans les conditions fixées par la présente loi, pour accéder à un logement décent et indépendant ou s'y maintenir et pour y disposer de la fourniture d'eau, d'énergie et de services téléphoniques " et aux termes des dispositions du premier et du troisième alinéa de l'article 6 de cette même loi : " Il est créé dans chaque département un fonds de solidarité pour le logement. (). Le fonds de solidarité pour le logement, dans les conditions définies par son règlement intérieur, accorde des aides au titre des dettes de loyer et de factures d'énergie, d'eau, de téléphone et d'accès à internet () ".
3. Aux termes des dispositions de l'article IV.2.3 du règlement intérieur du fonds de solidarité pour le logement du département des Alpes-Maritimes du 23 mai 2022, approuvé par la délibération n° 12 de l'assemblée départementale du 23 mai 2022 : " Sous réserves que les plans d'apurement accordés par le fournisseur dans le cas d'une précédente aide soient soldés / - le montant du loyer résiduel mensuel ou des échéances d'emprunt doit être au moins égal à 50,00 euros (déduction faite de l'allocation logement) ; - l'aide concerne les abonnements relatifs à la résidence principale (les abonnements professionnels et commerciaux sont exclus), non résiliés et ne faisant pas l'objet d'une procédure contentieuse ou de recouvrement de la part du fournisseur ; - seule la dernière facture au nom du demandeur sera prise en compte (les échéanciers, lettres de relance et notifications de rejet de prélèvement ne sont pas recevables) ; - la dette ne doit pas remonter à plus de 24 mois et ne doit pas être supérieure à 2 000,00 euros ".
4. Il résulte de l'instruction, et notamment des termes mêmes de la demande d'aide financière de Mme C, que le montant de sa facture d'eau est de 645,88 euros pour la période allant de juin 2023 à juin 2024 et que le montant de sa facture d'électricité du 13 juin 2024 est de 510,08 euros. Il résulte également de l'instruction que le foyer de Mme C est composé d'elle-même et de son fils, la requérante devait dès lors justifier de ressources ne dépassant pas un montant total de 1 600 euros pour les trois mois précédent sa demande, or Mme C a perçu pour les mois de juillet et août 2024 une somme de 1 908,75 euros au titre d'indemnités journalières. Par suite, la condition tenant aux revenus n'étant pas remplie, c'est à bon droit que le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a rejeté la demande de Mme C.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au conseil départemental des Alpes-Maritimes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 avril 2025
La magistrate désignée,La greffière,
signésigné
G. Sorin N. Katarynezuk
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
2405255
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406493
Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à indemniser Mme C... pour la carence fautive du préfet des Alpes-Maritimes à exécuter la décision de la commission de médiation du 4 juillet 2023 la reconnaissant prioritaire pour un relogement, et ce malgré une ordonnance d'injonction du 18 mars 2024. La requérante, relogée seulement le 27 mars 2025, a subi des troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal a fixé l'indemnité à 250 euros par personne composant le foyer pour la période de responsabilité, sans préciser le montant total alloué dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
06/02/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405761
Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à indemniser Mme A..., reconnue prioritaire pour un relogement en urgence par la commission de médiation le 4 juillet 2023, en raison de la carence fautive du préfet des Alpes-Maritimes à lui fournir un logement. La solution retenue fixe l'indemnité à 250 euros par personne et par an de retard, soit un total de 2 500 euros pour son foyer de quatre personnes, sur la période allant du 4 janvier 2024 à la date du jugement. Cette décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur la jurisprudence relative à la responsabilité de l'État pour défaut d'exécution des décisions de la commission de médiation.
06/02/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405934
Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à indemniser M. A... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 9 février 2023. La carence fautive de l'État a été établie à compter du 9 août 2023, date d'expiration du délai de six mois pour proposer un logement, jusqu'au relogement effectif le 27 juin 2025. L'indemnité a été fixée à 1 000 euros, soit 250 euros par personne et par an pour le foyer de deux personnes, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
06/02/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406056
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme C... d'une demande indemnitaire de 10 000 euros en raison de l'absence de relogement de sa famille, malgré une décision de la commission de médiation du 8 juin 2023 la reconnaissant prioritaire et une ordonnance du 26 février 2024 enjoignant au préfet d'agir. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de l'État, constatant qu'aucune offre de logement n'avait été faite dans le délai légal de six mois. En réparation des troubles dans les conditions d'existence, il a condamné l'État à verser 2 200 euros à Mme C..., calculés sur la base de 250 euros par personne et par an pour son foyer de quatre personnes. Cette décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
06/02/2026