LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2406460

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2406460

mercredi 11 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2406460
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationMagistrat Mme POUGET

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le rejet de ses demandes de remise de dette pour indus de prime d'activité. Le tribunal a jugé que le requérant, bien qu'invoquant sa bonne foi et sa précarité, n'a pas apporté d'éléments précis sur sa situation financière permettant d'apprécier son impossibilité de rembourser. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne la remise d'un indu à la bonne foi ou la précarité du débiteur, et au fait que l'indu ne résulte pas d'une fausse déclaration, circonstance retenue en l'espèce.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 novembre 2024, M. A... C... doit être regardé comme demandant au tribunal l’annulation des deux décisions du 30 septembre 2024 par lesquelles la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes a rejeté ses demandes de remise de dettes résultant d’indus de prime d'activité d’un montant de 252,60 euros référencé IM3 001 et de 420,42 euros référencé IM3 002.

Il soutient que les décisions attaquées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation financière précaire et de sa bonne foi.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 janvier 2026, la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la sécurité sociale,
- le code de justice administrative.



La présidente du tribunal a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

A été entendu au cours de l’audience publique le rapport de Mme Pouget, présidente.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience en application de l’article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. C... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler deux décisions en date du 30 septembre 2024 par lesquelles la commission de recours amiable de la caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes a rejeté ses demandes tendant à des remises gracieuses de ses dettes résultant respectivement d’un indu de prime d’activité référencé IM3 001 d’un montant de 252,60 euros pour la période du 1er avril 2022 au 30 septembre 2022 et d’un indu de indu de prime d’activité référencé IM3 002 d’un montant de 420,42 euros pour la période du 1er mars 2022 au 31 octobre 2022.


Lorsque le juge administratif est saisi d’un recours dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d’un indu d’une prestation sociale, il entre dans son office d’apprécier, au regard de l’argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d’ordre public, en tenant compte de l’ensemble des circonstances de fait qui résultent de l’instruction, la régularité comme le bien‑fondé de la décision de récupération d’indu. Il lui appartient, s’il y a lieu, d’annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l’exercice de son office, de régler le litige.

Aux termes de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : « Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service. (…) La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. ».

Il résulte de ces dispositions que l'indu de prime d'activité peut faire l'objet d'une remise ou d'une réduction par l'organisme de sécurité sociale lorsque deux conditions cumulatives sont remplies. D'une part, le débiteur doit être de bonne foi ou en situation de précarité. D'autre part, l'indu ne doit pas résulter d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration.

Il résulte de l'instruction que les indus de prime d'activité mis à la charge de M. C..., pour les périodes du 1er avril 2022 au 30 septembre 2022 et du 1er mars 2022 au 31 octobre 2022, résultent d'une déclaration tardive par l’intéressé de sa vie maritale. Si M. C... soutient que les décisions attaquées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation financière précaire et de sa bonne foi, il n’apporte, en tout état de cause, aucune précision sur le montant de ses ressources et de ses charges, mettant ainsi le tribunal dans l’incapacité d’apprécier si sa situation financière est telle qu’elle le mettrait dans l’impossibilité de régler ses dettes, lesquelles au demeurant ont été entièrement soldées par des retenues sur ses prestations.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C... doit être rejetée.


D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... C... et à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées.

Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mars 2026.



Le présidente,
signé
M. Pouget
La greffière,
signé
M. B...




La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions