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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2500167

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2500167

vendredi 20 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2500167
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantAGAEV

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait sa taxe d’habitation pour 2021 et 2022. La juridiction a jugé le recours manifestement irrecevable car il a été introduit hors du délai de deux mois suivant la notification de la décision rejetant sa réclamation préalable obligatoire. Cette solution s'appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative (délai de recours) et R. 222-1 du même code (pouvoir de rejet par ordonnance pour irrecevabilité manifeste).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 janvier 2025, M. A... B..., représenté par
Me Agaev, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations à la taxe d’habitation qui lui ont été assignées au titre des années 2021 et 2022 et de précéder au remboursent des sommes prélevées, d’une astreinte journalière de 100 euros applicable dès le 31e jour inclusivement à compter de la notification de la décision à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l’État une somme de 2.000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense enregistré le 17 avril 2026, le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête en raison de la tardiveté de la réclamation préalable.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».


Aux termes de l’article L. 190 du livre des procédures fiscales : « Les réclamations relatives aux impôts, contributions, droits, taxes, redevances, soultes et pénalités de toute nature, établis ou recouvrés par les agents de l’administration, relèvent de la juridiction contentieuse lorsqu’elles tendent à obtenir soit la réparation d’erreurs commises dans l’assiette ou le calcul des impositions, soit le bénéfice d’un droit résultant d’une disposition législative ou réglementaire (…) Aux termes de son article R.190-1 « Le contribuable qui désire contester tout ou partie d’un impôt qui le concerne doit d’abord adresser une réclamation au service territorial, selon le cas, de la direction générale des finances publiques ou de la direction générale des douanes et droits indirects dont dépend le lieu de l’imposition (...) ».

Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…) ». Aux termes de l’article R. 421-5 du même code dispose : « Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu’à la condition d’avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ».

Il ressort des pièces du dossier que la requête enregistrée le 13 janvier 2025 est dirigée contre une décision du 1er février 2024, prise sur une réclamation préalable qui a été notifiée au requérant le 7 février 2024 avec mention des voies et délai de recours. Par suite, cette requête, qui est tardive au regard du délai fixé à l’article R. 421-1 du code de justice administrative, est rejetée en toutes ses conclusions comme entachée d’une irrecevabilité manifeste, en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes.

Fait à Nice, le 20 mars 2026.



Le président de la 3ème chambre,

Signé

G. Thobaty

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef,
La greffière



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