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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2500447

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2500447

mercredi 26 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2500447
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B contestant son ajournement à l'épreuve pratique du permis de conduire de catégorie B. Le juge a rappelé que les appréciations portées par l'inspecteur lors de l'examen ne constituent pas des décisions susceptibles d'un recours pour excès de pouvoir, rendant la contestation irrecevable. De plus, les moyens invoqués par le requérant, portant sur le comportement et l'appréciation de l'inspecteur, ont été jugés inopérants pour contester un éventuel refus de délivrance du permis par le préfet. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, R. 221-1 et D. 221-3 du code de la route, ainsi que l'arrêté du 20 avril 2012.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 janvier 2025, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal l'annulation de la décision par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes l'a déclaré ajourné à l'épreuve du permis de conduire de catégorie B.

Il soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- l'arrêté du 20 avril 2012 fixant les conditions d'établissement, de délivrance et de validité du permis de conduire ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. Aux termes de l'article R. 221-1 du code de la route : " () II. - Le permis de conduire est délivré ci tout candidat qui a satisfait aux épreuves d'examen prévues au présent chapitre par le préfet du département de sa résidence ou par le préfet du département dans lequel ces épreuves ont été subies. ( ) ". Aux termes de l'article D. 221-3 du même code : " Les examens du permis de conduire susvisés comportent une épreuve théorique et une épreuve pratique qui se déroulent dans les conditions et selon les modalités fixées par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière. () / Le permis de conduire () est délivré sur l'avis favorable soit d'un inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière, soit d'un agent public appartenant à une des catégories fixées par arrêté ". Aux termes de l'article 2 de l'arrêté du 20 avril 2012 susvisé : " I. Les candidats au permis de conduire quelle qu'en soit la catégorie, à l'exception de la catégorie AM traitée au D ci-dessous et de la catégorie A obtenue selon les dispositions de l'alinéa 2 de l'article D. 221-3 du code de la route passent devant un expert désigné conformément au quatrième alinéa de ce même article du code de la route un examen technique, dans les conditions prévues au même article, comprenant : A.-Pour les catégories Bl, B. BE, C,D. CE, DE, Cl, D1 , CIE, DIE, une épreuve théorique générale commune d'admissibilité ( )B.-Une épreuve pratique d'admission permettant de contrôler les connaissances, les aptitudes et le comportement des candidats, nécessaires pour circuler de manière autonome et en toute sécurité en tenant compte des spécificités propres à chaque véhicule () " ;

3. Il résulte de ces dispositions que la décision de délivrance du permis de conduire est prise par le préfet au vu de l'ensemble des résultats des épreuves. Les appréciations et avis émis au cours du déroulement des épreuves d'admissibilité et d'admission ne constituent pas, par eux-mêmes, des décisions susceptibles de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Ainsi, le requérant, qui conteste l'appréciation de l'inspecteur ainsi que son comportement n'est pas recevable à demander l'annulation des résultats de son examen pratique, qualifiés d'insuffisant par l'examinateur. Ses conclusions tendant à contester ces résultats doivent donc être rejetées sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

4. Enfin, en admettant même que l'intéressé ait entendu contester un refus de délivrance du permis de conduire du préfet des Alpes-Maritimes, il n'appartient pas au tribunal de remettre en cause l'appréciation portée par un inspecteur sur la valeur du candidat à l'examen du permis de conduire, et les moyens tirés de la contestation de l'appréciation de l'inspecteur ainsi que son comportement sont ainsi sans influence sur la légalité de la décision attaquée. Il s'ensuit que de telles conclusions ne comportent que des moyens inopérants et doivent être rejetées en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Nice, le 26 mars 2025.

Le président de la 4ème chambre,

Signé

A. Myara

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation le greffier.

N°2500447

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