LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2500808

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2500808

jeudi 13 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2500808
TypeDécision
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes d’une demande d’expulsion d’un occupant sans droit ni titre d’un hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile (HUDA), sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Le requérant, dont la demande d’asile avait été définitivement rejetée, s’opposait à la mesure en faisant valoir qu’il avait quitté les lieux et bénéficiait d’un nouvel hébergement adapté à son état de santé. Le juge des référés a constaté que l’intéressé n’occupait plus le logement concerné, rendant la demande d’expulsion sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête préfectorale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 février 2025, le préfet des Alpes-Maritimes demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner l'expulsion sans délai de M. B A du logement qu'il occupe au sein de l'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA), géré par l'association Entraide Pierre Valdo, au 7 boulevard de l'Armée des Alpes à Nice ;

2°) le cas échéant, d'autoriser le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée des lieux ;

3°) de l'autoriser à donner toutes instructions utiles à l'association Entraide Pierre Valdo gestionnaire de l'HUDA, afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de M. A à défaut pour celui-ci de les avoir emportés.

Il soutient que :

- les conditions d'urgence et d'utilité sont remplies dès lors que le requérant se maintient indûment dans le logement, alors que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) et que le dispositif national d'accueil est saturé au niveau départemental ; le requérant empêche l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile ;

- la mesure d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse ; la demande d'asile du requérant a été définitivement rejetée ; il a refusé une proposition d'aide au retour volontaire vers l'Arménie ; il se maintient dans le logement et l'occupe sans droit ni titre ;

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Pascal, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 10 mars 2025 :

- le rapport de M. Pascal, vice-président, assisté de Mme Masse, greffière,

- et les observations de M. B A qui indique qu'il n'est plus hébergé au 7 boulevard de l'Armée des Alpes à Nice mais au 26, rue de Paris à Nice dans un logement qui correspond mieux à son état de santé alors que le traitement pour la leucémie myéloïde dont il souffre a commencé ; il fait également valoir qu'il a déposé une demande de titre de séjour pour soins médicaux ;

- le préfet des Alpes-Maritimes n'était ni présent ni représenté.

L'instruction a été close à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

2. M. B A a indiqué, lors de l'audience, qu'il n'est plus hébergé au 7 boulevard de l'Armée des Alpes à Nice, mais dans un autre hébergement d'urgence situé au 26 rue de Paris à Nice et que cet hébergement est mieux adapté à son état de santé alors que le traitement pour la leucémie myéloïde dont il souffre a commencé. Dans ces conditions, les conclusions du préfet des Alpes-Maritimes tendant à demander au juge des référés d'ordonner l'expulsion du requérant du logement qu'il occupe au 7 boulevard de l'Armée des Alpes à Nice ont perdu leur objet. Il n'y a plus, dès lors lieu, d'y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête du préfet des Alpes-Maritimes.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et à M. B A.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes et à l'association Entraide Pierre Valdo.

Fait à Nice, le 13 mars 2025.

Le juge des référés,

signé

F. Pascal

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière.

← Retour aux décisions