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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2500836

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2500836

vendredi 14 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2500836
TypeDécision
PublicationC
Avocat requérantSELARL SYMCHOWICZ-WEISSBERG & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 février et 6 mars 2025, M. A B, représenté par Me Sautereau, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel le président de la métropole Nice Côte d'azur a mis fin à son stage à compter du 18 janvier 2025 et l'a radié des effectifs de cette collectivité à la même date ;

2°) d'enjoindre au président de la métropole Nice Côte d'azur de prononcer sa réintégration et sa titularisation, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de la métropole Nice Côte d'azur la somme de 1 700 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie compte tenu des effets de la mesure en litige qui le prive de tout revenu ;

- la compétence de l'auteur de la décision attaquée n'est pas établie ;

- la convocation des membres de la commission administrative paritaire n'a pas permis d'assurer son caractère paritaire ;

- des personnes n'ayant pas la qualité de membres de cette commission ont participé au débat et assisté au vote ;

- certains membres ont fait preuve de partialité ;

- la mesure attaquée constitue une sanction disciplinaire qui a été infligée sans que les garanties prévues en la matière aient été respectées ;

- le motif tiré de la perte de confiance ne saurait justifier une décision de refus de titularisation ;

- le stage ne s'est pas déroulé dans des conditions normales ;

- la décision est entachée d'une inexactitude matérielle des faits et d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision est entachée de détournement de pouvoir.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 mars 2025, la métropole Nice Côte d'azur, représentée par Me Saint-Supery, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence n'est pas remplie eu égard, d'une part, au montant du revenu de remplacement dont le requérant dispose et des charges alléguées ainsi que des possibilités de retrouver un emploi, d'autre part, des nécessités du service ;

- le requérant ne fait état d'aucun moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

La présidente du tribunal a désigné M. d'Izarn de Villefort, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le n° 2500543 tendant à l'annulation de l'arrêté du 19 décembre 2024.

Vu :

- le décret n° 89-229 du 17 avril 1989 ;

- le décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 ;

- le décret n° 2016-201 du 26 février 2016 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 mars 2025, à 14 heures 00 :

- le rapport de M d'Izarn de Villefort,

- les observations de Me Sautereau, représentant M. B et de Me Clémenceau, représentant la métropole Nice Côte d'azur.

La clôture de l'instruction a été reportée au 10 mars 2025 à 18 h 00, en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.

Un mémoire, présenté par la métropole Nice Côte d'azur, a été enregistré le 10 mars 2025 à 11 h 32.

Un mémoire, présenté pour M. B, a été enregistré le 10 mars 2025 à 17 h 24.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".

2. Aucun des moyens invoqués par M. B n'est, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. L'une des conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la demande présentée par M. B doit donc être rejetée. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.

3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la métropole Nice Côte d'azur, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. B demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la métropole Nice Côte d'azur présentées à ce titre.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la métropole Nice Côte d'azur présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la métropole Nice Côte d'azur.

Fait à Nice, le 14 mars 2025.

Signé

P. d'Izarn de Villefort

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière,

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