LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2501064

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2501064

lundi 10 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2501064
TypeDécision
PublicationC
Avocat requérantACTANCE MEDITERRANEE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la demande de suspension de l'autorisation de licenciement de M. B, salarié protégé, était devenue sans objet. En effet, la société Schneider Electric France avait notifié le licenciement par lettre recommandée après l'autorisation ministérielle du 17 février 2025, ce qui a entièrement exécuté la décision administrative. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur la requête et rejeté les conclusions des parties au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 février 2025, M. A B, représenté par Me Damiano, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du 17 février 2025 par laquelle la ministre du travail a autorisé son licenciement ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que son licenciement peut être prononcé immédiatement ;

- la compétence de l'auteur de la décision attaquée n'est pas établie ;

- cette décision est insuffisamment motivée ;

- des circonstances nouvelles s'opposent à l'autorité de la chose jugée par la juridiction administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 mars 2025, la société par actions simplifiée Schneider Electric France, représentée par Me Renucci et Me Sorel, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 200 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable en ce qu'elle est sans objet, le licenciement du requérant ayant été notifié à ce dernier ;

- en tout état de cause, le requérant ne fait état d'aucun moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

La présidente du tribunal a désigné M. d'Izarn de Villefort, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le n° 2501063 tendant à l'annulation de la décision du 17 février 2025.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 mars 2025, à 11 heures 00 :

- le rapport de M d'Izarn de Villefort,

- les observations de Me Damiano, représentant M. B, et de Me Renucci, représentant la société Schneider Electric France.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Ces dispositions ne permettent au justiciable de demander la suspension d'une décision administrative qu'à la condition qu'une telle décision soit encore susceptible d'exécution.

2. La rupture du contrat de travail prend effet à compter de l'envoi du courrier recommandé avec accusé de réception notifiant cette rupture au salarié. Par suite, la décision administrative qui autorise le licenciement d'un salarié protégé doit être regardée comme entièrement exécutée à compter de cet envoi.

3. Il résulte de l'instruction qu'à la suite de la décision de la ministre du travail du 17 février 2025 autorisant la société Schneider Electric France à licencier M. B, cette société a, postérieurement à la requête de l'intéressé à fin de suspension de l'exécution de cette décision, envoyé le 28 février 2025 à l'intéressé une lettre recommandée avec accusé de réception lui notifiant son licenciement, mettant ainsi fin au contrat de travail à compter de cette date. Dès lors, par l'envoi de cette lettre prononçant le licenciement de M. B, la décision administrative autorisant son licenciement a été entièrement exécutée à compter de cette date. Ainsi, la requête de M. B a perdu son objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de rejeter les conclusions des parties au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B tendant à la suspension de de la décision du 17 février 2025 par laquelle la ministre du travail a autorisé son licenciement.

Article 2 : Les conclusions de M. B et de la société Schneider Electric France présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à la société par actions simplifiée Schneider Electric France et à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles.

Copie en sera adressée à la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités Provence-Alpes-Côte d'azur.

Fait à Nice, le 10 mars 2025.

Le président de la 5ième chambre

signé

P. d'Izarn de Villefort

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui le concerne ou à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière,

← Retour aux décisions