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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2501639

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2501639

jeudi 27 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2501639
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du sous-préfet de Grasse du 17 mars 2025 mettant en demeure M. C de libérer un local et autorisant le concours de la force publique. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas apporté de justifications suffisantes malgré ses allégations relatives à l'existence d'un bail et à des travaux réalisés. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 mars 2025, M. C, représenté par Me Parravicini, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 17 mars 2025 du sous-préfet de Grasse, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le requérant soutient que :

- La condition d'urgence est vérifiée dès qu'il dispose d'un bail pour le local litigieux, qu'il a payé d'avance un loyer et a réalisé des travaux ;

- La décision attaquée est entachée d'un doute sérieux quant à sa légalité en ce qu'il ne s'est pas introduit ni maintenu dans le domicile d'autrui à l'aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou de contrainte ;

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée n° 2501640 par laquelle M. C demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 dudit code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. " Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. "

2. Au soutien de sa demande de suspension de l'exécution de la décision du sous-préfet de Grasse le mettant en demeure de libérer le local qu'il occupe 44 rue du Pont Saint Victor à Cannes et autorisant le concours de la force publique pour y procéder d'office, M. C se borne à soutenir qu'il dispose d'un bail pour le local litigieux, qu'il a payé d'avance un loyer et a réalisé des travaux sans apporter de justifications suffisantes de nature à établir l'existence d'une situation d'urgence qui ne résulte pas davantage de la nature et de la portée de la décision attaquée. Par suite, il y a lieu de faire application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête dans toutes ses conclusions y compris celles aux fins d'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C.

Fait à Nice, le 27 mars 2025.

Le juge des référés,

signé

P. A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, le greffier,

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