Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C... B... contestant des décisions de la CAF des Alpes-Maritimes relatives à des indus de RSA et d’APL. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, les décisions attaquées comme l’exige l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 septembre 2025, Mme C... B... doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d’annuler les décisions des 10 et 15 avril 2025 du directeur de la caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes prises sur sa demande de remise de dette relative à deux indus de revenu de solidarité active et d’aide personnalisée au logement.
2°) de lui accorder une remise de ses dettes.
Par un courrier du 17 septembre 2025, Mme C... a été invitée, sur le fondement des dispositions de l’article R. 412-1 du code de justice administrative, à régulariser sa requête dans un délai d’un mois en communiquant une copie des décisions des 10 et 15 avril 2025 du directeur de la caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ». Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. / (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. / (…) ».
2. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée et dont l’accusé-réception est revenu au tribunal le 17 septembre 2025 avec la signature de l’intéressée, Mme C... n’a pas, dans le délai d’un mois qui lui était imparti, procédé à la régularisation de sa requête en produisant une copie des décisions qu’elle entendait contester. Dans ces conditions, la requête de Mme C... est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1 : La requête de Mme C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C....
Fait à Nice, le 24 février 2026.
La présidente,
signé
M. A...
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,