Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme C... d’une requête visant à contester un arrêté préfectoral du 25 août 2025 rejetant sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. La requête sommaire mentionnait l’intention de présenter un mémoire complémentaire, mais ce mémoire n’a pas été produit dans le délai de quinze jours imparti par l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la requérante est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 15 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement, sans examiner le fond de l’affaire.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 octobre 2025, Mme B... A... épouse C..., représentée par Me Kola, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 25 août 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté sa demande d’admission exceptionnelle au séjour et lui a rappelé le caractère exécutoire de l’obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre par décision du 24 mars 2023 ;
2°) d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer sa situation administrative et de prendre une nouvelle décision à son encontre en la munissant, dans l’attente, d’une autorisation provisoire de séjour et ce, dans le délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; (…) ».
2.
Aux termes de l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Lorsqu’une requête sommaire mentionne l’intention du requérant de présenter un mémoire complémentaire, la production annoncée doit parvenir au greffe du tribunal administratif dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle la requête a été enregistrée. / Si ce délai n’est pas respecté, le requérant est réputé s’être désisté à la date d’expiration de ce délai, même si le mémoire complémentaire a été ultérieurement produit. Il est donné acte de ce désistement ».
3.
La requête sommaire, enregistrée le 23 octobre 2025, présentée pour Mme B... A... épouse C..., mentionne qu’un mémoire complémentaire sera adressé au tribunal. Par application des dispositions de l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’intéressée disposait d’un délai de quinze jours à compter de cette date pour faire parvenir au tribunal cette production annoncée. En l’absence de production d’un tel mémoire dans le délai imparti, Mme C... est réputée s’être désistée de sa requête. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.
ORDONNE
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme C....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... épouse C....
Fait à Nice, le 15 janvier 2026.
Le président de la 4ème chambre,
Signé
A. MYARA
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier.