Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler les avis défavorables des conseils médicaux concernant un congé de longue maladie. La juridiction estime que ces avis ne constituent pas des décisions faisant grief, rendant ainsi la demande irrecevable. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, relatif au rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°2526416/12/1 du 11 décembre 2025, la présidente du tribunal administratif de Paris a renvoyé au tribunal de céans la requête enregistrée le 10 septembre 2025 par laquelle Mme A... B..., représentée par Me Tricot, demande :
1°) l’annulation de la décision du 10 septembre 2024 du conseil médical des Alpes-Maritimes, ensemble celle du 13 août 2025 du conseil médical supérieur, par lesquelles sa demande d’un congé de longue maladie a été rejetée ;
2°) condamner le conseil médical supérieur à lui payer la somme de 3.000 €, en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 février 2026, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.
Le 4 mars 2026, un mémoire complémentaire non communiqué a été enregistré pour Mme B....
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R.222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
2. Les avis émis par le conseil médical des Alpes-Maritimes, puis le conseil médical supérieur, ne constituent pas des décisions faisant grief. Dès lors les conclusions à fin d’annulation formulées à leur encontre sont irrecevables et par suite, la requête de Mme B... doit être rejetée en toutes ses conclusions, par application de l’article R.222-1.4° du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes et à l’EHPAD public de Villefranche-sur-mer.
Fait à Nice, le 10 mars 2026.
Le président de la 1ière chambre,
signé
G. Taormina
La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,