Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par Mme B... D..., reconnue prioritaire pour un logement T4 par la commission de médiation en septembre 2023, qui n'avait pas reçu d'offre adaptée. Le tribunal constate que cette requête est un doublon d'une précédente requête (n° 2402127) déjà jugée le 24 juin 2024, par laquelle il avait enjoint au préfet de la reloger sous astreinte. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il n'y a donc pas lieu de statuer sur cette nouvelle demande.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 décembre 2025, Mme C... B... D... demande au tribunal :
1°) de constater qu’aucune offre adaptée à ses besoins ne lui a été faite par le préfet des Alpes-Maritimes, dans le délai de six mois à compter de la notification de la décision de la commission de médiation des Alpes-Maritimes en date du 26 septembre 2023, qui l’a reconnue prioritaire et devant être logée en urgence dans un logement de type T4 ;
2°) d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à son relogement dans un logement conforme à ses besoins et capacités.
Mme B... D... soutient qu’elle n’a pas reçu de proposition de logement adapté à ses besoins et que sa situation est inchangée.
Vu :
- la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable des Alpes-Maritimes en date du 26 septembre 2023 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes des dispositions de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) ».
2.
Aux termes des dispositions de l’article R. 778-1 du code de justice administrative : « Sont présentées, instruites et jugées selon les dispositions du présent code, sous réserve des dispositions particulières du code de la construction et de l’habitation et des dispositions du présent chapitre : 1° Les requêtes introduites par les demandeurs reconnus par la commission de médiation prévue à l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation comme prioritaires et devant se voir attribuer un logement en urgence, en application des dispositions du II du même article, et qui n’ont pas, passé le délai mentionné à l’article R. 441-16-1 du même code, reçu une offre de logement tenant compte de leurs besoins et de leurs capacités ». Aux termes de l’article R. 778-2 du même code : « Les requêtes mentionnées à l’article R. 778-1 sont présentées dans un délai de quatre mois à compter de l’expiration des délais prévus aux articles R. 441-16-1, (…) du code de la construction et de l’habitation. Ce délai n’est toutefois opposable au requérant que s’il a été informé, dans la notification de la décision de la commission de médiation (…), d’une part, de celui des délais mentionnés aux articles R. 441-16-1 (…) de ce code qui était applicable à sa demande et, d’autre part, du délai prévu par le présent article pour saisir le tribunal administratif. »
3.
Par une ordonnance n° 2402127 en date du 24 juin 2024, le tribunal administratif de Nice a déjà jugé les conclusions de Mme C... B... D... tendant à constater qu’aucune offre adaptée à ses besoins ne lui a été faite par le préfet des Alpes-Maritimes, dans le délai de six mois à compter de la notification de la décision de la commission de médiation des Alpes-Maritimes en date du 26 septembre 2023, qui l’a reconnue prioritaire et devant être logée en urgence dans un logement de type T4. Ainsi le tribunal a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes d’attribuer un logement de type T4 à Mme B... D... dans un délai de quatre mois à compter de la notification de l’ordonnance du 24 juin 2024 et ce sous astreinte destinée au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement de 400 euros par mois de retard à compter de cette date.
4.
La présente requête, qui n’est que la copie de la requête n° 2402127 qui a été jugée le 24 juin 2024, constitue donc un doublon. Dès lors, il n’y a pas lieu de statuer sur la requête n° 2507298 de Mme B... D....
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête n°2507803 de Mme B... D....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B... D....
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 25 février 2026.
La présidente du tribunal,
signé
M. A...
La République mande et ordonne à la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef
Ou par délégation la greffière,