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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2600302

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2600302

lundi 23 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2600302
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la mesure sollicitée n’était pas utile, dès lors que le renouvellement de ce titre de séjour relève du téléservice prévu à l’article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et non d’un dépôt physique en préfecture. La carence alléguée de l’administration n’a donc pas justifié l’injonction demandée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 janvier 2026, M. C... A... B... doit être regardé comme demandant au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une convocation en préfecture afin qu’il puisse déposer sa demande de renouvellement de carte de résident et de le munir, à cette occasion, d’un récépissé de sa demande, dans un délai de cinq jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte dont il appartiendra au juge des référés de fixer le montant.

Il soutient que :
- la carence du préfet des Alpes-Maritimes dans l’enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour et dans la délivrance d’un récépissé le place dans une situation de vulnérabilité et d’insécurité administrative et sociale dès lors qu’il est dépourvu de tout document de séjour ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative et vise uniquement à faire cesser la carence fautive de l’administration.

La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n’a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative ;

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Thobaty, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

Aux termes de l’article L.521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Saisi sur le fondement de ces dispositions, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles, ne se heurtent à aucune contestation sérieuse et ne fassent obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave.

Aux termes de l’article L. 431-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Les conditions dans lesquelles les demandes de titres de séjour sont déposées auprès de l'autorité administrative compétente sont fixées par voie réglementaire ». Le premier alinéa de l’article R. 431-2 du même code dispose que : « la demande d’un titre de séjour figurant sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de l’immigration s’effectue au moyen d’un téléservice à compter de la date fixée par le même arrêté. Les catégories de titres de séjour désignées par arrêté figurent en annexe 9 du présent code ». Selon l’article R. 431-3 du même code : « La demande de titre de séjour ne figurant pas dans la liste mentionnée à l'article R. 431-2, est effectuée à Paris, à la préfecture de police et, dans les autres départements, à la préfecture ou à la sous-préfecture. / Le préfet peut également prescrire que les demandes de titre de séjour appartenant aux catégories qu'il détermine soient adressées par voie postale ». Il résulte de ces dispositions qu’en dehors des titres dont la demande s’effectue au moyen d’un téléservice et qui figurent sur la liste prévue à l’article R. 431-2 du code, fixée par arrêté du ministre chargé de l’immigration, la demande de titre de séjour est effectuée par comparution personnelle au guichet de la préfecture ou, si le préfet le prescrit, par voie postale.



En l’espèce, il résulte de l’instruction, que M. A... B... bénéficiait d’une carte de résident valable jusqu’au 3 novembre 2025 et qu’il a tenté de solliciter son renouvellement via le site internet de l’agence nationale des titres sécurisés (ci-après « ANTS .Dès lors que le renouvellement de sa carte de résident relève du téléservice prévu à l’article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile , la demande ne présente pas un caractère utile et doit être rejetée.







O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... B..., est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.

Fait à Nice, le 26 février 2026.
Le juge des référés,

signé

G. Thobaty
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière.






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