LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2600456

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2600456

jeudi 22 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2600456
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante britannique, qui demandait la restitution de son passeport retenu par la préfecture des Alpes-Maritimes. Le juge a estimé que la préfecture avait informé la requérante de la possibilité de retirer son document, mais que celle-ci n'y avait pas donné suite, ce qui ne caractérisait pas une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de circulation. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application d'amende pour recours abusif, mais avec un avertissement en cas de réitération.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 20 janvier 2026, Mme B... A..., ressortissante britannique, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L.521-2 du code de justice administrative, d’ordonner au préfet des Alpes-Maritimes de lui restituer son passeport soit par envoi postal sécurisé à son domicile avant le 25 janvier 2026, soit par mise à disposition au guichet de la préfecture au plus tard le 26 janvier 2026 à 11h00, sous astreinte de 100 € par jour de retard.

Elle soutient que :
- l’occasion d’un rendez-vous en préfecture du 23 octobre 2025, son passeport a été conservé sans raison par les services préfectoraux ; par courrier du 5 novembre 2025, la préfecture a reconnu détenir ce passeport, tout en présentant à tort la situation comme un prétendu « oubli » de la requérante qui a immédiatement contesté cette version des faits et exigé la restitution de son passeport, notamment par courrier du 13 novembre 2025 demeuré sans effet ;
- il y a urgence à statuer sur sa requête, dès lors qu’elle est actuellement dépourvue de tout document d’identité et ne peut plus, dès lors, voyager vers un pays extra communautaire ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de circulation.


Par un mémoire en défense enregistré le 21 janvier 2026, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
- Mme A... a oublié son passeport à l’occasion d’un rendez-vous à la préfecture des Alpes-Maritimes ; le pôle de l’admission au séjour lui a immédiatement adressé un courrier électronique ; n’ayant reçu aucune suite à ce message, la Préfecture des Alpes-Maritimes a été conduite à lui adresser un courrier recommandé en date du 5 novembre 2025 (versé au dossier par la requérante elle-même) l’informant qu’elle pouvait le retirer à l’accueil 3 de la préfecture, pôle de l’admission, bureau du séjour, les lundi, mardi et jeudi de 9h00 à 12h00, ce courrier valant laisser-passer ; or, la requérante n’a donné aucune suite à ce courrier ;
- la requérante n’ayant pas donné suite à ce courrier, elle n’est pas fondée à soutenir qu’il ait été porté atteinte à une quelconque liberté fondamentale.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Taormina, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Taormina, juge des référés, a été entendu au cours de l’audience publique du 22 janvier 2026.

Les parties n’étaient ni présentes, ni représentées.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Une note en délibéré, enregistrée le 22 janvier 2026, a été présentée par Mme A....


Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». Aux termes de l'article L.522-1 du même code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L.521-1 et L.521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ». Et aux termes du premier alinéa de l’article R.522-1 du même code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire ».


2. Il résulte de l’instruction, et n’est pas contesté par Mme A... que la Préfecture des Alpes-Maritimes lui a adressé un courrier recommandé en date du 5 novembre 2025 (versé au dossier par la requérante elle-même), l’informant qu’elle pouvait retirer son passeport à l’accueil 3 de la préfecture, pôle de l’admission, bureau du séjour, les lundi, mardi et jeudi de 9h00 à 12h00, ce courrier valant laisser-passer et qu’elle n’a donné aucune suite à ce courrier. Dès lors, Mme A... n’étant fondée à se plaindre d’aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, sa requête doit, par suite, être rejetée en toutes ses conclusions.


3. Aux termes de l’article R.741-12 du code de justice administrative : « Le juge peut infliger à l’auteur d’une requête qu’il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10.000 € ». Présentent notamment un caractère abusif des demandes réitérées d’un même requérant ayant directement ou indirectement le même objet ou manifestement non fondées. Il n’y a pas lieu, pour cette fois, de faire application des dispositions précitées de l’article R. 741-12 du code de justice administrative et de condamner la requérante à une amende pour recours abusif. Toutefois, la réitération d’un recours ayant le même objet l’exposerait à une telle amende.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.


Fait à Nice, le 22 janvier 2026.


Le juge des référés,


signé

G. Taormina


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions