Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à faire constater l'absence d'offre de logement adapté et à enjoindre son relogement. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit, malgré une mise en demeure, la décision de la commission de médiation qui est une pièce obligatoire. Cette décision de rejet est fondée sur les articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 janvier 2026, M. C... B... demande au tribunal :
1°) de constater qu’aucune offre adaptée à ses besoins ne lui a été faite par le préfet des Alpes-Maritimes, dans le délai de six mois à compter de la notification de la décision de la commission de médiation des Alpes-Maritimes, non produite, qui l’a reconnu prioritaire et devant être logé en urgence dans un logement adapté à ses besoins ;
2°) d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à son relogement dans un logement conforme à ses besoins et capacités.
M. B... soutient qu’il n’a pas reçu de proposition de logement adapté à ses besoins et que sa situation est inchangée.
Par un courrier recommandé en date du 27 janvier 2026, M. B... a été invité à produire, à peine d’irrecevabilité, la copie la décision de la commission de médiation du département des Alpes-Maritimes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4 Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2.
Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. / (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. / (…) ».
3.
M. B... a introduit sa requête sans l’accompagner de la décision de la commission de médiation des Alpes-Maritimes, qui l’a reconnu prioritaire et devant être logé en urgence dans un logement adapté à ses besoins. Le tribunal a invité l’intéressé à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, par un courrier recommandé du 27 janvier 2026 dont il a accusé réception le 9 février 2026. En dépit de ce courrier, M. B... n’a pas transmis la pièce demandée dans les délais qui lui étaient accordés. Dès lors, sa requête est manifestement irrecevable et ne peut qu’être rejetée par ordonnance sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B....
Copie en sera adressée, pour information, au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 31 mars 2026.
La présidente du tribunal,
signé
M. A...
La République mande et ordonne à la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,