LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2600593

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2600593

jeudi 29 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2600593
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la restitution d'une somme compensée et le versement provisoire du RSA. Le juge a estimé que la suspension du RSA, alors que le requérant est hébergé et subvient à ses besoins essentiels grâce à ses proches, ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Par conséquent, la condition d'urgence et de gravité requise pour ce type de référé n'était pas remplie. La requête a été rejetée sans audience, en application de l'article L.522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :



Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 27 et 28 janvier 2026, M. B... A... demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L.521-2 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner à la Caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes, dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance, les mesures suivantes :

- la restitution immédiate de la somme de 957,00 €, correspondant aux arriérés de revenu de solidarité active (‘’RSA’’) compensés le 22 janvier 2026 sans identification de la créance, ni base juridique notifiée ;

- le versement, à titre strictement provisoire et conservatoire, d’une allocation mensuelle de subsistance d’un montant de 568,94 €, jusqu’à ce qu’il soit statué sur le référé-suspension enregistré sous le numéro 2600567 contre la décision départementale du 7 janvier 2026 par laquelle le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a suspendu le versement du revenu de solidarité active dont il bénéficiait en se fondant sur l’absence prétendue de contrat d’engagement réciproque ;

2°) le tout, sous astreinte de 100 € par jour de retard à compter du huitième jour suivant la notification de l’ordonnance à intervenir.


Il soutient que :

- le 22 janvier 2026, suite à une erreur de liquidation de ses droits RSA ayant mené à la minoration de ceux-ci pendant 3 mois consécutifs (249,94 € versés au lieu de 568,94 €), la Caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes a procédé à la compensation intégrale d’un
montant de 957,00 € au titre d’arriérés de RSA ; or, ladite caisse a procédé à une compensation intégrale de 957,00 €, sans qu’aucune décision, notification ou information ne précise la créance à laquelle cette compensation aurait été imputée, ni son fondement juridique ;

- l’urgence est caractérisée, dès lors que, hébergé à titre temporaire et gratuit par sa famille, conformément aux dispositions de l’article R.262-5 du code de l’action sociale et des familles, il vit désormais sans aucune épargne, supporte des charges incompressibles (assurances, santé, crédits), ne peut plus accéder à des soins médicaux ou dentaires depuis plusieurs mois et se trouve dans l’incapacité matérielle de subvenir à ses besoins essentiels ;

- la compensation intégrale opérée le 22 janvier 2026, sans identification de la créance
imputée ni base juridique notifiée et l’exécution immédiate de la décision départementale de suspension du RSA, sans mesure transitoire de subsistance, alors que le requérant ne dispose d’aucune autre ressource et qu’un référé-suspension (n°2600567) est pendant, constituent une atteinte grave et manifestement illégale à ces libertés fondamentales que sont le droit à des conditions matérielles d’existence décentes et le droit à un recours effectif, dès lors qu’elles privent le requérant de toute ressource portant une atteinte grave et manifestement illégale à ses conditions matérielles d’existence, tout en rendant inopérant l’exercice utile de ses voies de recours, faute d’identification de la créance et en l’absence de mesure transitoire de subsistance.


Vu :
- l’ordonnance n°2600075 du 13 janvier 2026 ;
- l’ordonnance n°2600057 du 13 janvier 2026 ;
- l’ordonnance n°2507818 du 8 janvier 2026 ;
- l’ordonnance n°2507454 du 16 décembre 2025 ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Taormina, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.



Considérant ce qui suit :


1. Aux termes du code de justice administrative : « Art. L.521-2. - Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. Art. L.522-3. - Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L.522-1 ».

2. Le versement du revenu de solidarité active ne constituant pas un revenu universelle versé à quiconque sans conditions, il ne résulte pas de l’instruction qu’en en suspendant le versement à M. A..., dont il est actuellement subvenu aux besoins élémentaires à sa subsistance par ses proches, il ait été porté par la Caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale de nature à justifier que le juge des référés statue sur sa requête dans le délai contraint de 48 heures. Par suite, sa requête doit être rejetée en toutes ses conclusions par application des dispositions de l’article L.522-3 du code de justice administrative.


3. Aux termes de l’article R.741-12 du code de justice administrative : « Le juge peut infliger à l’auteur d’une requête qu’il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10.000 € ». Présentent notamment un caractère abusif des demandes réitérées d’un même requérant ayant directement ou indirectement le même objet ou manifestement non fondées. M. A... ayant déjà saisi à quatre reprises le juge des référés sur le fondement des dispositions de l’article L.521-3 du code de justice administrative, certes différent de la présente requête introduite sur celui des dispositions de l’article L.521-2 du même code, mais de conclusions ayant le même objet ou un objet équivalent, à chaque fois rejetées, la présente requête présente un caractère abusif qui justifie le prononcé à son encontre d’une amende de 1.500 €.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.


Article 2 : M. A... est condamné à payer une amende pour recours abusif de 1.500 €.


Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes pour le recouvrement de l’amende.


Fait à Nice, le 29 janvier 2026.

Le juge des référés,

signé


G. Taormina

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière.


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions