La requête de Mme C... contestant son imposition sur le revenu de 2021 est rejetée par le Tribunal Administratif de Nice comme étant manifestement irrecevable. La juridiction constate que la réclamation préalable obligatoire auprès de l’administration fiscale a été formulée hors délai, après la date limite du 31 décembre 2024. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article R.196-1 du livre des procédures fiscales concernant les délais de réclamation et applique l’article R.222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête irrecevable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 mars 2026, Mme A... B..., épouse C..., demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation d’impôt sur le revenu à laquelle son foyer a été assujetti au titre de l’année 2021 ;
2°) de condamner l’Etat à lui rembourser les sommes prélevées ;
3°) de mettre à la charge l’Etat une somme de 2.000 €, en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R.222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…)4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Aux termes de l’article R.196-1 du livre des procédures fiscales : « Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts autres que les impôts directs locaux et les taxes annexes à ces impôts, doivent être présentées à l'administration au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle, selon le cas :/ a) De la mise en recouvrement du rôle ou de la notification d'un avis de mise en recouvrement;/…».
2. Il résulte de l’instruction, que la cotisation d’impôt sur le revenu 2021 due par le foyer de Mme C... a été mis en recouvrement le 31 juillet 2022. Elle avait donc jusqu’au 31 décembre 2024 pour formuler auprès de l’administration fiscale une réclamation préalable qu’elle n’a, en l’espèce, formulée que postérieurement à cette date le 9 janvier 2026. Par suite, c’est à bon droit qu’elle a été rejetée par l’administration fiscale par décision du 3 février 2026. Dès lors sa requête devant le tribunal est pareillement manifestement irrecevable. Par suite, elle doit être rejetée en application du 4° de l’article R.222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C....
Fait à Nice le 31 mars 2026.
Le président de la 1ère chambre
signé
G. Taormina
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation, la greffière.