LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2100074

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2100074

vendredi 22 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2100074
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationR222-13 (JU 1)

Résumé IA

Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la valeur locative de sa maison retenue pour le calcul de la taxe foncière 2020. Elle invoquait les nuisances d’un nouvel EHPAD pour obtenir un coefficient de situation défavorable. Le tribunal a jugé qu’au 1er janvier 2020, l’établissement n’était pas encore en service, rendant inopérantes les nuisances alléguées, et que les désagréments temporaires du chantier ne pouvaient être pris en compte. La solution s’appuie sur l’article 1415 du code général des impôts et l’article 324 R de son annexe III.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 21 janvier 2021, 25 juin 2023 et 9 avril 2024, Mme B A demande au tribunal de modifier la valeur locative prise en compte pour l'imposition de sa maison à la taxe foncière au titre de l'année 2020.

Elle soutient que, compte tenu des nuisances générées par le nouvel EHPAD construit en face de sa maison, le coefficient de situation correspondant à une situation ordinaire n'est plus pertinent.

Par des mémoires en défense enregistrés les 3 mai 2021 et 15 mai 2024, le directeur régional des finances publiques de La Réunion conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les prétentions de la requérante ne sont pas fondées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Vu :

- le code général des impôts (CGI) ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Aebischer, magistrat désigné ;

- les conclusions de M. Ramin, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, propriétaire d'une maison d'habitation au Tampon, 5C rue Hubert Delisle, réitère devant le tribunal, suite au rejet de sa réclamation préalable le 16 décembre 2020, sa contestation de la taxe foncière établie au titre de l'année 2020. Elle estime qu'il doit être tenu compte, pour fixer la valeur locative de sa maison, d'un environnement dégradé résultant de la construction d'un EHPAD à proximité immédiate de celle-ci, le coefficient de situation correspondant à une situation normale n'étant plus pertinent de son point de vue.

2. Il résulte de l'article 1415 du CGI que la taxe foncière est établie " pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année de l'imposition ". Par ailleurs, selon l'article 324 R de l'annexe III du CGI, le coefficient de situation 0, qui a été appliqué en l'espèce, correspond à une " situation ordinaire, n'offrant ni avantages ni inconvénients ou dont les uns et les autres se compensent ", tandis que les coefficients -0,05 et -0,10 correspondent à une situation respectivement médiocre ou mauvaise.

3. Il résulte de l'instruction qu'à la date du 1er janvier 2020, à laquelle il convient de se placer pour apprécier les faits inhérents à la taxe foncière 2020, l'EHPAD dont la présence et les nuisances sont déplorées par Mme A, n'avait pas encore été mis en service, sa construction n'étant pas achevée. Ainsi, la requérante ne peut utilement invoquer les nuisances générées par le fonctionnement de cette structure, notamment en matière de bruit, à l'appui de sa demande de prise en compte, pour le coefficient de situation applicable à la taxe foncière 2020, des inconvénients significatifs qui, selon elle, seraient induits par cette nouvelle composante de son environnement. Quant aux nuisances générées par le chantier avant la mise en service de l'EHPAD, leur caractère temporaire fait obstacle à une prise en compte dans le cadre de la détermination de la valeur locative. Dès lors, l'administration n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées en retenant, pour l'année d'imposition litigieuse, le coefficient de situation 0 correspondant à une situation ordinaire.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A, qui porte sur la seule taxe foncière 2020, ne peut qu'être rejetée.

DECIDE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au directeur régional des finances publiques de La Réunion.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 août 2025.

Le magistrat désigné,

M.-A. AEBISCHER

La greffière,

E. POINAMBALOM

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

P/la greffière en chef

La greffière,

E. POINAMBALOM

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions