vendredi 22 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2101385 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | R222-13 (JU 1) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 25 octobre 2021 et 31 mars 2022, Mme B A demande au tribunal de prononcer le dégrèvement ou la réduction des taxes foncières mises à sa charge au titre des années 2020 et 2021 pour la maison située au 84 chemin François Hibon au Tampon.
Elle soutient que :
- pour 2021, le dégrèvement est sollicité en raison du caractère insalubre et inhabitable de la maison ;
- pour 2020, une déduction de 50 % doit être appliquée en application de l'article 1388 du CGI.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 mars 2022, le directeur régional des finances publiques de La Réunion conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- pour 2020, l'irrecevabilité doit être constatée ;
- les prétentions de la requérante ne sont pas fondées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu :
- le code général des impôts (CGI) ;
- le livre des procédures fiscales (LPF) ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Aebischer, magistrat désigné ;
- les conclusions de M. Ramin, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, propriétaire indivise d'une maison d'habitation au Tampon, 84 chemin François Hibon, demande au tribunal, suite au rejet le 20 septembre 2021 de sa réclamation préalable du 18 septembre 2021, qui portait sur la seule année 2021, de constater l'état dégradé de ce bien et, en conséquence, de prononcer le dégrèvement de la taxe foncière pour l'année 2021, ainsi qu'une réduction de la taxe pour l'année 2020.
2. En premier lieu, s'agissant de la taxe foncière 2020, il est constant que Mme A n'a pas accompli la formalité de la réclamation préalable prévue à l'article R. 190-1 du LPF. La requête est donc irrecevable sur ce point.
3. En second lieu, s'agissant de la taxe foncière 2021, le rapport d'expertise auquel se réfère la requérante atteste certes des dégradations subies par la maison litigieuse et, dans une certaine mesure, de son état d'insalubrité, ainsi que de la nécessité d'y réaliser des travaux de réhabilitation, mais ne suffit pas à démontrer, par lui-même, le caractère inhabitable de ce bien immobilier. C'est à bon droit, au regard des dispositions du CGI, notamment les articles 1388 et 1415, que l'administration a considéré que la maison devait faire l'objet d'une cotisation de taxe foncière au titre de l'année 2021.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée en toutes ses conclusions.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au directeur régional des finances publiques de La Réunion.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 août 2025.
Le magistrat désigné,
M.-A. AEBISCHER
La greffière,
E. POINAMBALOM
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/la greffière en chef
La greffière,
E. POINAMBALOM
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026