vendredi 19 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2400027 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire récapitulatif enregistrés les 3 janvier 2024 et 4 juillet 2025, M. A... C... et M. B... C... demandent au tribunal :
1°) de prononcer la décharge partielle des cotisations de taxe foncière mises à leur charge au titre des années 2022 et 2023 pour les biens immobiliers dont ils sont propriétaires à Saint-Paul, la Saline, parcelle ER 970 ;
2°) d’enjoindre à l’administration, sous astreinte, de leur payer les intérêts moratoires sur les sommes indûment versées ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 400 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 3 juin 2024, le directeur régional des finances publiques de La Réunion conclut au non-lieu à statuer, les requérants ayant obtenu des dégrèvements conformes à leurs attentes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 (…) / 7° Rejeter (…) les requêtes ne comportant que (…) des moyens qui (…) ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé (…) ».
2. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’enregistrement de la requête, MM. C... A... et B... ont obtenu les dégrèvements qu’ils sollicitaient au titre des taxes foncières 2022 et 2023 établies pour les biens dont ils sont propriétaires à Saint-Paul, la Saline, parcelle ER 970. A concurrence de ces dégrèvements, la requête est devenue sans objet.
3. Si les requérants persistent, par leurs dernières écritures, à se prévaloir d’un droit aux intérêts moratoires au titre des sommes indûment versées par eux-mêmes, ils n’apportent aucune indication sur les dates et montants des versements effectués avant les décisions de dégrèvements. Le moyen soulevé sur ce point n’étant manifestement pas assorti de précisions suffisantes, il y a lieu de rejeter les conclusions portant sur les intérêts moratoires.
4. MM. C... justifient avoir exposé des frais pour le constat de commissaire de justice qui a été nécessaire à la reconnaissance de leur droit à dégrèvement. Il y a lieu, en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 400 euros à verser aux requérants.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de MM. C... à concurrence des dégrèvements prononcés en cours d’instance.
Article 2 : L’Etat versera à MM. C... une somme de 400 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C..., à M. B... C... et au directeur régional des finances publiques de La Réunion.
Fait à Saint-Denis, le 19 septembre 2025.
Le vice-président,
M.-A. AEBISCHER
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026