LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2400567

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2400567

mardi 21 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2400567
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationR222-13 (JU 1)
Avocat requérantMOREL-FOURRIER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SCI Dilan d’une demande de réduction de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 à 2022, concernant des locaux situés à Saint-Paul. La juridiction a d’abord jugé irrecevables les conclusions tendant à l’annulation de la décision de rejet de la réclamation préalable, cet acte étant non détachable de la procédure d’imposition. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande de réduction fiscale, estimant que la société occupante exerçait une activité principale de commerce (vente de matériel médical) et non une activité industrielle éligible à l’abattement prévu à l’article 1388 quinquies du code général des impôts. La solution retenue s’appuie sur les articles 1388 quinquies, 1466 F et 199 undecies B du code général des impôts, ainsi que sur l’article L.110-1 du code de commerce.

Texte intégral

Par un courrier du 6 octobre 2025, les parties ont été informées, par application de l’article R.611-7 du code de justice administrative, que le jugement est susceptible d’être fondé sur le moyen d’ordre public tiré de l’irrecevabilité des conclusions tendant à l’annulation de la décision implicite de rejet de la réclamation préalable, acte non détachable de la procédure d’imposition.

Le 10 octobre 2025, la SCI Dilan a présenté des observations, qui n’ont pas été communiquées, en réponse au moyen d’ordre public.

Par une décision du 11 août 2025, le président du tribunal a désigné Mme Lacau, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés par l’article R.222-13 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de commerce ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Lacau,
- les conclusions de M. Ramin,
- et les observations de Me Garnier substituant Me Morel-Fourrier pour la SCI Dilan, le directeur régional des finances publiques de La Réunion n’étant pas représenté.


Considérant ce qui suit :

1. La société civile immobilière (SCI) Dilan demande, d’une part, l’annulation de la décision du 4 mars 2024 par laquelle le directeur régional des finances publiques de La Réunion a rejeté sa réclamation préalable, d’autre part, la réduction, des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2020 à 2022 dans les rôles de la commune de Saint-Paul à raison des locaux situés au 46 avenue du grand Piton.

2. La décision de rejet de la réclamation préalable, acte non détachable de la procédure d’imposition, ne peut être contestée par la voie du recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions tendant à l’annulation de cette décision ne sont pas recevables.

3. Aux termes de l’article 1388 quinquies du code général des impôts : « I. (…) la base d'imposition à la taxe foncière sur les propriétés bâties des immeubles ou parties d'immeubles rattachés à compter du 1er janvier 2009 à un établissement réunissant les conditions requises pour bénéficier de l'abattement prévu à l'article 1466 F fait l'objet d'un abattement lorsqu'ils sont situés (…) à La Réunion. (…) ». L’article 1466 F du même code prévoit que les établissements doivent répondre aux conditions fixées au I de l'article 44 quaterdecies selon lequel : « Les bénéfices des entreprises provenant d'exploitations situées (…) à La Réunion (…) respectent les conditions suivantes : (...) 2° L'activité principale de l'exploitation relève de l'un des secteurs d'activité éligibles à la réduction d'impôt prévue à l'article 199 undecies B ; (…) ». Le a) du deuxième alinéa de l’article 199 undecies B exclut de la réduction d’impôt notamment les activités de commerce.

4. Il appartient au juge de l’impôt de constater, au terme de l’instruction, si un contribuable remplit ou non les conditions lui permettant de se prévaloir d’un avantage fiscal.

5. Aux termes de l’article L.110-1 du code de commerce : « La loi répute actes de commerce : 1° Tout achat de biens meubles pour les revendre, soit en nature, soit après les avoir travaillés et mis en œuvre ; (…) ».

6. Les locaux en litige sont occupés par la société SOS Médical Réunion qui exerce sous l’enseigne « Ergone Médical Services », selon la nomenclature de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), une activité relevant de la section C « Industrie manufacturière » et de la sous-classe 33.13Z « Réparation de matériels électroniques et optiques » incluant les activités de réparation et d’entretien d’appareils médicaux. Toutefois, selon l’article 2 de ses statuts, la société a pour objet « toutes opérations d’achat, de vente, d’installation, de réparation, de représentation, de commission, de courtage et de location portant sur les matériels et consommables médicaux et paramédicaux (…) Et généralement toutes opérations industrielles, commerciales, mobilières ou immobilières et financières pouvant se rattacher, directement ou indirectement, aux objets ci-dessus ou à tout objet similaire ou connexe ou de nature à favoriser le développement ou patrimoine social. La société a également pour objet la distribution en gros de médicaments produits et objets mentionnés à l’article L.4211-1 du Code de la Santé publique ». Si la société requérante fait valoir que les locaux se composent principalement de quatre ateliers de 20 à 31 m² et d’une surface de stockage attenante, le rez-de-chaussée comprend également un showroom, une salle de sport et une cafétéria qui occupent au total plus de 80 m². Quand bien même l’espace de stockage serait également utilisé pour le montage de certains matériels lourds, cette activité n’est pas détachable des activités de vente. Il ne résulte pas de l’instruction qu’une partie clairement identifiée des locaux serait affectée exclusivement à des activités de maintenance, de nature industrielle. Si la société requérante fait valoir que près de 77 % des contrats de vente de matériel médical sont assortis d’une prestation d’installation et de maintenance, que quatorze salariés sur vingt-six, soit près de 54 % des effectifs, sont exclusivement affectés à cette activité, puis qu’il résulte des ventes de marchandises et des activités d’installation et de maintenance des taux de marge brute respectifs de 28 % et de 46 %, il résulte de l’instruction que la société SOS Médical Réunion exerce, non une activité autonome de maintenance et de réparation, mais une activité principale de vente de matériel assortie de ces prestations, alors même qu’elle n’aurait pas été répertoriée par la nomenclature de l’INSEE dans les divisions 46 et 47 de la section G « commerce » comprenant les activités de vente. En application du a) du deuxième alinéa de l’article 199 undecies B du code général des impôts qui exclut les activités commerciales, la société requérante ne peut, dès lors, prétendre au bénéfice de l’abattement prévu à l’article 1388 quinquies du même code.

7. A le supposer invoqué sur le fondement de l’article L.80 A du livre des procédures fiscales, le paragraphe n° 190 des commentaires administratifs publiés le 1er juin 2016 au Bulletin officiel des finances publiques sous la référence BOI-BIC-RICI-20-10-10-40 selon lequel : « Le secteur de la maintenance comprend les activités qui concourent essentiellement à l'entretien ou à la réparation du matériel technique de production de biens ou de services. Sont donc concernées les activités qui ont pour objet d'assurer le fonctionnement des installations de production des entreprises (…) Il n'est pas exigé que l'activité de maintenance soit exercée au profit d'entreprises exerçant des activités éligibles » ne donne pas une interprétation différente de celle retenue par le présent jugement.

8. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité des conclusions présentées au titre des années 2020 et 2021, que la SCI Dilan n’est pas fondée à demander la réduction des impositions en litige. Sa requête doit, dès lors, être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles à fin d’injonction, celles présentées au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative et en tout état de cause celles tendant à l’allocation d’intérêts moratoires et à ce que les dépens de l’instance soient mis à la charge de l’État.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de la SCI Dilan est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière Dilan et au directeur régional des finances publiques de La Réunion.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 octobre 2025.

Le magistrat désigné,
M.T. LACAU
La greffière,
C. JUSSY


La République mande et ordonne au ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



4

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions