LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2401233

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2401233

vendredi 16 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2401233
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationR222-13 (JU 2)
Avocat requérantYEN PON VALÉRIE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de La Réunion, saisi par M. A... d’un litige l’opposant à son bailleur social, la SEMADER, concernant son relogement suite au sinistre causé par le cyclone Belal, s’est déclaré incompétent. Le juge a estimé que le litige relève de l’exécution d’un contrat de location de droit privé, et non d’une décision administrative d’attribution de logement social. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu’il soit fait droit aux demandes de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 18 septembre 2024, 21 novembre 2024, 25 et 28 novembre 2025, 1er décembre 2025, 12 décembre 2025 et 14 décembre 2025, M. B... A... soumet au tribunal le litige qui l’oppose à la SEMADER sur la question de son relogement rendu nécessaire par l’état sinistré de l’appartement qu’il occupait dans la résidence Karavel.

Par des mémoires en défense enregistrés les 14 novembre 2025 et 3 décembre 2025, la SEMADER représentée par Me Yen Pon, avocate, conclut au rejet de la requête, notamment en raison de son irrecevabilité et de l’incompétence de la juridiction administrative pour en connaître, ainsi qu’à la condamnation de M. A... à lui verser la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, pour statuer sur les litiges mentionnés à l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code civil ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Aebischer, magistrat désigné,
- les observations de M. A..., requérant,
- les observations de Me Yen Pon, pour la SEMADER.

Considérant ce qui suit :

1. Ainsi que l’expose M. A... par ses écritures successives et par ses observations à l’audience, un litige est survenu entre lui-même et son bailleur social, la SEMADER, sur la question de la mise en œuvre et des modalités de son droit à relogement en conséquence du sinistre ayant affecté, lors du passage du cyclone Belal en janvier 2024, la résidence Karavel à Sainte-Marie et l’appartement dont il était locataire en ce lieu. L’intéressé entend obtenir du tribunal qu’il agisse pour que soient censurées les initiatives inappropriées de la SEMADER à l’égard de son relogement et pour qu’il soit ordonné à cet organisme de régler plus favorablement sa situation et celle des autres occupants sinistrés.

2. Cependant, le juge administratif n’est pas compétent, lorsque le litige s’inscrit dans le cadre de l’exécution du contrat de location liant un bailleur social à son locataire, qui est par nature un contrat de droit privé, pour statuer sur les obligations et droits respectifs du bailleur et du locataire. Le présent litige ne se rattache pas à l’hypothèse particulière, à l’égard de laquelle existe une compétence du juge administratif, de la contestation d’une décision de refus d’attribution d’un logement social intervenue hors du contexte d’un contrat de location existant.

3. Il résulte de ce qui précède que le tribunal administratif ne peut que décliner sa compétence pour connaître du litige opposant M. A... à la SEMADER. Eu égard au caractère manifeste de cette incompétence juridictionnelle, il n’y a pas lieu de prolonger l’instruction de l’affaire en considération de la demande d’accès à l’aide juridictionnelle présentée par l’intéressé.

4. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu d’accueillir la demande présentée par la SEMADER sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.




DECIDE :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : Les conclusions présentées par la SEMADER au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et à la SEMADER.

Copie en sera adressée au préfet de La Réunion et à la commune de Sainte-Marie.

Lu en audience publique le 16 janvier 2026.



Le magistrat désigné,




M.-A. AEBISCHER
La greffière,




E. POINAMBALOM

La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 507200

**Solution rendue** : Le Conseil d'État rejette le pourvoi de la métropole du Grand Nancy. **Motif principal** : Aucun moyen sérieux n'est retenu, la cour administrative d'appel ayant correctement qualifié la voie d'accès d'équipement public et suffisamment motivé sa décision. **Portée** : Confirmation de la condamnation de la métropole à rembourser les frais de voirie et de signalisation imposés au pétitionnaire.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 506535

Le Conseil d’État a rejeté la requête de M. B... contre la sanction de l’AFLD. Il a jugé que la procédure était régulière et que la sanction de quatre ans était proportionnée. Cette décision confirme la rigueur de la lutte antidopage en France.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 504834

Le Conseil d'État rejette le pourvoi de M. B... contre l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille. Aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, dénaturation des pièces) n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi. La décision confirme que la requête était manifestement dépourvue de fondement sérieux.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 508061

08/04/2026

← Retour aux décisions