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AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2500383

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2500383

jeudi 3 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2500383
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mmes B et Claire F, qui demandaient l'annulation d'un arrêté municipal autorisant la création d'un portillon d'accès. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérantes n'ont pas régularisé leur recours dans le délai imparti, en violation des articles R. 600-1 et R. 600-4 du code de l'urbanisme. Elles n'ont notamment pas justifié de la notification du recours à l'auteur de la décision et aux titulaires de l'autorisation, ni produit les justificatifs de propriété requis. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 mars 2025, Mmes B et Claire F demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 6 avril 2022 en tant que le maire de Saint-Pierre a autorisé M. A E et Mme C D à réaliser un portillon d'accès à leur immeuble à usage d'habitation sur la parcelle EL379.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Banvillet, premier conseiller, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () ".

2. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un certificat d'urbanisme, ou une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code. L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un

délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. () ".

3. Aux termes de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme : " Les requêtes dirigées contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées du titre de propriété, de la promesse de vente, du bail, du contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation, du contrat de bail, ou de tout autre acte de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien par le requérant. / () ".

4. En dépit des demandes de régularisations qui leur ont été adressées le 14 mars 2025 et dont elles ont accusé le jour-même sur l'application Télérecours, les requérantes n'ont pas, à l'expiration du délai de quinze jours qui leur était imparti, régularisé leur requête au regard des dispositions des articles R. 600-1 et R. 600-4 du code de l'urbanisme en justifiant de la notification du présent recours à l'auteur de la décision attaquée et aux titulaires de l'autorisation, et en produisant les justificatifs exigés par l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme. Dès lors, cette requête, qui n'a pas été régularisé, est entachée d'irrecevabilités manifestes et ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mmes F est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mmes B et Claire F.

Fait à Saint-Denis, le 3 avril 2025.

Le magistrat désigné,

M. BANVILLET

La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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