Refus de versement du RSA. Tribunal Administratif de La Réunion. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, faute pour la requérante d'avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire auprès de la CAF. Application des articles L. 262-47 et L. 542-6 du code de l’action sociale et des familles, et de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 mars 2025, Mme C... A... conteste la décision de la caisse d’allocations familiales (CAF) de La Réunion ayant refusé de lui verser le revenu de solidarité active (RSA) pour les mois d’octobre à décembre 2024.
Par un mémoire enregistré le 16 mai 2025, la CAF de La Réunion conclut au rejet de la requête, notamment en raison de son irrecevabilité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4( Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (...) ».
2. Il résulte des articles L. 262-47 et L. 542-6 du code de l’action sociale et des familles que les contestations relatives au RSA doivent donner lieu, avant la saisine du tribunal administratif, à la présentation d’un recours administratif auprès de l’organisme gestionnaire. En l’espèce, Mme B... A... ne justifie pas avoir exercé ce recours administratif avant de soumettre au tribunal sa contestation de la décision de la CAF de La Réunion ayant refusé de lui verser le RSA pour les mois d’octobre à décembre 2024. Ainsi, la requête est manifestement irrecevable.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A... et à la CAF de La Réunion.
Fait à Saint-Denis, le 15 octobre 2025.
Le vice-président,
M.-A. AEBISCHER
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.