Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la carte mobilité inclusion stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, a été rendue par le vice-président du tribunal.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 mars 2025, M. B... A... conteste la décision de l’administration lui refusant le bénéfice de la carte mobilité inclusion stationnement.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 décembre 2025, le département de La Réunion conclut au rejet de la requête, notamment en raison de son irrecevabilité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4( Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (…) ».
2. Il résulte de l'article R. 412-1 du même code que « la requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ». En l’espèce, M. A... n’a pas joint à sa requête la décision administrative qu’il déclare contester. Ainsi, la requête est manifestement irrecevable.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au département de La Réunion.
Fait à Saint-Denis, le 27 janvier 2026.
Le vice-président,
M.-A. AEBISCHER
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.