Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2501041
mercredi 25 février 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2501041 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL ALI-MAGAMOOTOO-YEN PON |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après l’obtention d’un titre de séjour, désistement dont le tribunal lui a donné acte. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée en l’absence d’urgence. Les conclusions relatives aux frais d’instance ont également été rejetées, faute de demande préalable d’aide juridictionnelle.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 juin 2025, Mme A... B..., représentée par Me Ali, demande au tribunal :
1°) de l’admettre à l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler la décision du 16 mai 2025 par laquelle le Préfet de La Réunion a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
3°) d’enjoindre au préfet de La Réunion de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjointe de Français dans un délai d’un mois ou à défaut d’instruire sa demande dans un délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de lui délivrer une attestation de prolongation l’autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’État la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l’État au titre de l’aide juridictionnelle.
La requête a été communiquée au préfet de La Réunion.
Par un mémoire, enregistré le 3 février 2026, Mme B... a déclaré se désister de sa requête et maintenir sa demande présentée sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
La loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
Le code de justice administrative.
La présidente par intérim du tribunal a désigné M. Jégard; premier conseiller, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :
1. Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…) l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée (…) par la juridiction compétente ou son président. / (…) ».
2. La requête de Mme A... B... ne relève pas d’une procédure d’urgence. Il n’y a donc pas lieu de l’admettre provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins de désistement :
3. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats (…) ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements (…) ».
4. Dans le dernier état de ses écritures, Mme B... a déclaré se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, au motif de la délivrance d’un titre de séjour le 6 octobre 2025. Ce désistement d’instance étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Sur les frais d’instance :
5. En l’absence de demande d’aide juridictionnelle au bureau d’aide juridictionnelle, les conclusions tendant à ce qu’une somme soit mise à la charge de l’État une somme au profit de Me Ali, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ne peuvent qu’être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme B... n’est pas admise provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de Mme B....
Article 3 : Les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à Me Ali.
Copie en sera délivrée au préfet de La Réunion.
Fait à Saint-Denis, le 27 février 2026.
Le magistrat délégué,
X. JÉGARD
La République mande et ordonne au le préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 24 juin 2025, Mme A... B..., représentée par Me Ali, demande au tribunal :
1°) de l’admettre à l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler la décision du 16 mai 2025 par laquelle le Préfet de La Réunion a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
3°) d’enjoindre au préfet de La Réunion de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjointe de Français dans un délai d’un mois ou à défaut d’instruire sa demande dans un délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de lui délivrer une attestation de prolongation l’autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’État la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l’État au titre de l’aide juridictionnelle.
La requête a été communiquée au préfet de La Réunion.
Par un mémoire, enregistré le 3 février 2026, Mme B... a déclaré se désister de sa requête et maintenir sa demande présentée sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
La loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
Le code de justice administrative.
La présidente par intérim du tribunal a désigné M. Jégard; premier conseiller, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :
1. Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…) l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée (…) par la juridiction compétente ou son président. / (…) ».
2. La requête de Mme A... B... ne relève pas d’une procédure d’urgence. Il n’y a donc pas lieu de l’admettre provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins de désistement :
3. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats (…) ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements (…) ».
4. Dans le dernier état de ses écritures, Mme B... a déclaré se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, au motif de la délivrance d’un titre de séjour le 6 octobre 2025. Ce désistement d’instance étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Sur les frais d’instance :
5. En l’absence de demande d’aide juridictionnelle au bureau d’aide juridictionnelle, les conclusions tendant à ce qu’une somme soit mise à la charge de l’État une somme au profit de Me Ali, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ne peuvent qu’être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme B... n’est pas admise provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de Mme B....
Article 3 : Les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à Me Ali.
Copie en sera délivrée au préfet de La Réunion.
Fait à Saint-Denis, le 27 février 2026.
Le magistrat délégué,
X. JÉGARD
La République mande et ordonne au le préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.