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AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2400156

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2400156

lundi 3 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2400156
TypeOrdonnance
Avocat requérantLABOR & CONCILIUM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 février 2024, M. A B, représenté par Me Célénice, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision n du 28 décembre 2023 par laquelle le directeur général du Centre Hospitalier Universitaire de Martinique (CHUM) l'a radié des cadres à compter du 24 août 2023 ;

2°) de mettre à la charge du CHUM la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 avril 2024, le centre hospitalier universitaire de Martinique, représenté par Me Berte, conclut au non-lieu à statuer dès lors que la décision en litige a été retirée par une décision du 19 mars 2024, et au rejet du surplus des conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Par la présente requête, M. B, aide-soignant de classe normale titulaire au sein du CHUM demande l'annulation de la décision du 28 décembre 2023 par laquelle le directeur général de l'établissement l'a radié des cadres à compter du 24 août 2023.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

3. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du pourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution.

4. Par un mémoire enregistré le 18 avril 2024, postérieurement à l'introduction de la requête, le CHUM informe le tribunal que la décision du 28 décembre 2023 radiant le requérant à compter du 24 août 2023 a été retirée par une décision du 19 mars 2024 en raison d'une erreur matérielle. Le retrait ainsi opéré a acquis un caractère définitif faute d'avoir été contesté dans le délai de recours contentieux. Dès lors, les conclusions de la requête, dirigées contre la décision du 28 décembre 2023, quand bien même elle aurait reçu exécution, sont devenues sans objet. La circonstance que, par une décision distincte en date du 19 mars 2024, le directeur général du CHUM a radié des cadres le requérant à compter du 19 mars 2024 pour cause d'abandon de poste, relève d'un litige distinct et est sans incidence sur la disparition de l'objet du présent litige. En outre, le requérant a formé un recours en annulation enregistré sous le n° 2400258 à l'encontre de cette décision. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la présente requête.

5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge du CHUM la somme demandée par M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée M. A B et au centre hospitalier universitaire de Martinique.

Fait à Schœlcher, le 3 juin 2024.

Le président,

J-M. Laso

La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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